Le guide du vapoteur
Accus
Dans le cas du vapotage, un accumulateur se présente toujours sous une forme cylindrique, faisant penser à une grande pile. Sorte de tube fournissant de l’électricité, c’est lui qui permet à la résistance de chauffer afin de pouvoir faire s’évaporer l’e-liquide qui est ensuite inhalé.
Aujourd’hui, la grande majorité des accumulateurs fonctionne via une technologie appelée lithium-ion. Commercialisée pour la première fois en 1991 par Sony, elle fonctionne grâce à un procédé basé sur l’échange réversible de l’ion lithium, entre une électrode positive et une électrode négative.
Il existe différentes dimensions d’accumulateurs pour cigarettes électroniques. Celles-ci sont décrites à l’aide des chiffres suivants :
- 18 350
- 18 650
- 20 700
- 21 700
- 26 650
Mais que signifient vraiment ces chiffres ?
- Le premier nombre, 18, 20, 21 ou 26 désigne le diamètre de l’accumulateur, en millimètres. Ainsi, une batterie en format 18 650 mesurera 18 mm de diamètre.
- Les deux chiffres suivants, soit 35, 65, ou 70, désignent quant à eux sa longueur, toujours en millimètres. Si l’on garde notre exemple d’un accumulateur 18 650, on apprend alors qu’il mesurera 65 mm de longueur.
- Enfin, le dernier chiffre, toujours 0 dans le cas d’une batterie pour cigarette électronique, désigne sa forme. Un 0 dans le cas d’un cylindre, ou un 1 pour un accumulateur de forme cubique.
Tout accumulateur possède une tension nominale. Afin de schématiser un peu, on pourrait la comparer à de l’eau qui parcourt un tuyau et dont la pression serait alors le courant.
Dans le cadre du vapotage, la tension nominale des accumulateurs se situe aux alentours de 3,7 volts, à cause de la chimie utilisée afin de les faire fonctionner. Celle-ci varie cependant selon le type de batteries. Dans le cas d’une batterie de voiture par exemple, elle se situe à 12 volts, tandis que pour une pile AA, elle n’est que de 1,2 V. Il est ainsi possible de déterminer la chimie d’une batterie simplement en regardant sa tension nominale.
Attention, il est important de différencier la tension nominale de la tension maximale. En effet, si la tension maximale d’un accu’ pour cigarette électronique est de 4,2 V, sa tension nominale, « de croisière » en quelque sorte, n’est que de 3,7 V.
Si l’on garde notre exemple d’un tuyau d’eau, si la tension nominale représente la pression, le courant de décharge représente quant à lui le débit.
Il existe deux types de courant de décharge :
- Le courant de décharge continu (CDC) indique l’intensité à laquelle un accumulateur peut faire circuler de l’énergie sur une longue période.
- Le courant de décharge maximal (CDM) indique quant à lui l’intensité maximale de ce débit, sur une très courte période.
Le courant de décharge maximal (CDM) indique quant à lui l’intensité maximale de ce débit, sur une très courte période.
En effet, puisque lors de l’utilisation d’un produit de ce type, l’intensité du courant qui sera déversée par l’accumulateur dépend directement de la valeur de la résistance, il est primordial de s’assurer que cette intensité ne dépassera pas le CDM que peut supporter la batterie.
En cas de dépassement de cette valeur, il existe un risque de dégazage de l’accu’, voire d’explosion.
Dans le cas d’une box électronique
Inutile d’y aller par 4 chemins, le choix de l’accumulateur dans le cadre de l’utilisation d’un mod électronique n’a que peu d’importance. En effet, tous les accus’ vendus par des magasins et sites internet spécialisés disposent d’un CDC, CDM et d’une autonomie suffisante pour être utilisés avec une box électronique.
Voici tout de même un petit tableau récapitulatif qui vous indiquera l’intensité maximale que vous demanderez à votre accumulateur en fonction de la puissance à laquelle vous vapotez :
| Puissance (Watts) | 10 | 50 | 100 | 150 | 200 |
| Intensité (Ampères) | 3,3 | 16,4 | 32,9 | 49,3 | 65,8 |
Dans le cas d’une box mécanique
Dans le cas d’un mod mécanique, les choses se compliquent un petit peu.
En effet, si la valeur d’une résistance ne joue aucun rôle particulier dans le cas d’une box électronique, elle devient au contraire primordiale lors de l’utilisation d’une box mécanique.
Rappelez-vous, si l’intensité du courant que vous demandez à votre accumulateur dépasse son courant de décharge maximal, il existe de réels risques pour votre sécurité.
C’est pour cette raison que les mods mécaniques ne doivent être utilisés que par des vapoteurs aguerris, connaissant la loi d’Ohm sur le bout des doigts.
Petit rappel concernant la loi d’Ohm
Intensité ( I ) = Tension ( U ) / valeur de la résistance ( R )
Ce calcul permet de connaître le CDM minimum que devra posséder votre accumulateur en fonction de la valeur de votre résistance.
Prenons un exemple concret :
Vous souhaitez connaître l’intensité maximale du courant qui sera demandé à votre accumulateur avec une résistance de 0,5 Ohm.
Intensité = 4,2 V (la tension de votre accumulateur) / 0,5 Ohm (la valeur de votre résistance).
Le résultat de ce calcul est : 8,4
Votre accumulateur devra alors posséder un CDM de 8,4 ampères minimum.
De la même manière qu’il est nécessaire de changer régulièrement la résistance de sa cigarette électronique, il est tout aussi important de changer d’accumulateur lorsque le besoin s’en fait sentir. Mais quand devient-il nécessaire de procéder à un remplacement ?
- L’autonomie de votre accumulateur a fortement diminué depuis que vous l’avez acheté.
- Le wrap de votre accumulateur est détérioré.
- Des petites taches sombres sont présentes sur le corps de l’accumulateur. Il s’agit généralement du e-liquide qui s’est infiltré entre le wrap et l’accu, ayant potentiellement attaqué le métal de la batterie.
- Votre accumulateur a subi un choc et se retrouve avec une partie enfoncée (petit ou gros enfoncement, il convient de changer l’accumulateur immédiatement).
Nous l’avons vu dans le paragraphe précédent, il existe de réels risques lors de la mauvaise utilisation d’un accumulateur. Cependant, il est important de noter que ces risques sont similaires lors de l’utilisation de la batterie d’une voiture, ou même d’un simple téléphone portable. Inutile donc d’en devenir paranoïaque.
En revanche, il convient tout de même d’observer certaines règles afin de s’assurer qu’aucun accident ne se produise.
- Dans le cas de l’utilisation d’une box fonctionnant avec plusieurs accumulateurs, privilégiez l’utilisation du même modèle.
- Ne transportez jamais un ou plusieurs accus’ dans une simple poche ou un sac. Il existe de nombreuses boîtes de rangement adaptées, profitez-en !
- Tenez vos batteries à l’abri de toute source de chaleur.
- Si le wrap (sorte d’emballage) autour de votre accumulateur est déchiré ou en mauvais état, changez l’accu ou remplacez-le simplement.
- Privilégiez le rechargement de vos accumulateurs à l’aide d’un chargeur externe, pourvu de toutes les sécurités possibles et imaginables afin de prévenir tout problème.
Box ~ batteries
Le rôle de la batterie
Comme indiqué dans notre introduction, le rôle de la batterie est de fournir l’énergie nécessaire à la résistance pour que celle-ci puisse chauffer l’e-liquide que le vapoteur inhale.
Si certains modèles de cigarette électronique sont pourvus d’un accumulateur amovible, ce n’est pas le cas d’autres qui possèdent une batterie scellée, également appelée batterie intégrée.
Comment fonctionne une batterie ?
Attention, pour cette partie, il va falloir s’accrocher un peu. Nous tenons tout de même à vous informer que les éléments qui vont suivre ne sont destinés qu’aux petits curieux qui aiment savoir comment fonctionnent les choses. Il n’est absolument pas indispensable de connaître la mode de fonctionnement d’une batterie pour pouvoir vapoter, ni même pour choisir celle que l’on souhaite se procurer.
Pour commencer, il faut savoir qu’une batterie possède en son sein une résistance, dans laquelle circulent des ions. Ayant une valeur très faible (calculée en milliohm, soit en millièmes d’ohm), c’est elle qui est responsable de la température de la batterie. Plus la valeur de cette résistance est faible, moins la batterie chauffera, et plus elle sera performante. Au contraire, plus cette valeur augmente, plus la batterie chauffera et moins elle fonctionnera de manière optimale.
La valeur de cette résistance se modifie avec le temps, ce qui explique en partie pourquoi une batterie « se fatigue » et perd en autonomie à force d’être utilisée.
Concernant la façon dont l’énergie est produite, il faut s’intéresser à la chimie.
Les accumulateurs (comme toutes les autres batteries) fonctionnent à l’aide de réactions chimiques contrôlées. Celles-ci se produisent grâce à l’inversion des charges de leurs électrodes. Pour faire simple, l’énergie délivrée par l’accumulateur provient du mouvement des ions qui se trouvent à l’intérieur, qui passent par l’électrolyte (substance qui peut être liquide ou solide).
Lors de l’utilisation de l’accumulateur, l’électrode négative, appelée anode, émet des ions qui se dirigent vers l’électrode positive, appelée cathode.
C’est de ce mouvement que provient l’énergie délivrée par une batterie.
Quelle est la durée de vie d’une batterie ?
Comme nous l’avons vu précédemment, la valeur de la résistance dans une batterie joue directement sur son autonomie. En théorie, un accumulateur ou une batterie peuvent durer plusieurs années. Cependant, afin d’arriver à une telle longévité, il est important d’en prendre soin.
Voici quelques astuces afin de prolonger au mieux la vie de votre accumulateur ou batterie :
- Posséder un chargeur adapté, et de bonne qualité, qui respectera la tension de fin de charge ainsi que la tension de décharge.
- Éviter l’échauffement de l’accumulateur au maximum. Pour ce faire, il convient de ne pas le laisser au soleil, dans un contenant noir, de ne pas le mettre en charge directement après qu’il soit déchargé, et de ne pas l’utiliser directement après qu’il ait été rechargé.
- Dans la mesure du possible, stocker l’accumulateur dans un endroit frais. Le froid ralentissant les échanges chimiques qui se produisent à l’intérieur, en permanence, même lorsque celui-ci n’est pas utilisé.
Les différents types de batteries
Il existe deux grandes familles de batteries :
- Les box, toujours en format carré ou rectangulaire. Elles peuvent être équipées d’un accumulateur amovible ou d’une batterie scellée. Disposant d’un écran, leur chipset permet souvent d’avoir accès à de nombreux réglages tels que la puissance de vape ou encore le mode de vape pour ne citer qu’eux. C’est généralement vers ce type de matériel que les vapoteurs aguerris se tournent.
- Les tubes quant à eux sont généralement plus simplistes. Si certains sont équipés d’un petit écran, ce n’est pas le cas de la majorité. Les réglages qu’ils proposent sont également moins nombreux, voire inexistants. Ils conviennent particulièrement aux nouveaux vapoteurs, ou aux utilisateurs ne souhaitant pas « s’embêter » avec tout un tas d’options dont ils savent qu’ils n’auront pas l’usage.
Qu’est-ce que le bouton fire, ou switch ?
Le bouton fire, également appelé switch, est tout simplement le bouton sur lequel vous appuyez lorsque vous inhalez de la vapeur. C’est lui qui permet au courant délivré par l’accumulateur ou la batterie, d’accéder à la résistance afin de la faire chauffer.
Qu’est-ce que la LED de contrôle ?
Certaines cigarettes électroniques sont pourvues d’une LED affichant diverses couleurs en fonction de l’autonomie restante de la batterie. Généralement, une couleur verte signifie que la batterie est bien chargée. Une couleur jaune ou orange, que celle-ci n’est plus chargée qu’à 50 %, lorsque la couleur rouge signifie que la batterie est sur le point de ne plus pouvoir fournir de courant.
Le rôle de la box
Tandis qu’une batterie n’est là que pour alimenter en énergie la cigarette électronique, une box permet bien d’autres choses. Même si son rôle principal est lui aussi de fournir de l’énergie, la plupart des box sont également équipées d’un écran permettant de réaliser certains réglages, et peuvent même contenir un réservoir d’e-liquide dans le cas des box bottom feeder. Certaines sont également dites « mécaniques ».
Quels éléments sont présents dans une box ?
Une box électronique est toujours composée des éléments suivants :
- Le boîtier, qui permet de contenir l’accumulateur et le potentiel flacon d’e-liquide dans le cas d’une box bottom feeder. La platine haute qui est l’élément métallique sur lequel est fixé le pin, permettant de visser l’atomiseur, le clearomiseur ou le dripper et faisant le lien entre la batterie et la résistance afin que le courant puisse passer. Le switch, qui permet à la batterie de chauffer la résistance afin de pouvoir inhaler l’e-liquide évaporé. La platine basse qui sert à renforcer l’ensemble et dans laquelle viendra se glisser l’accumulateur.
- Un accumulateur amovible ou une batterie scellée, qui permettront de fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement de la cigarette électronique.
- Un écran, sur lequel seront affichées différentes informations à propos de l’autonomie de la batterie, du mode de vape sélectionné (voir notre article La cigarette électronique pour plus de précisions à ce sujet), de la tension de la batterie, de la puissance de vape, et éventuellement d’autres informations comme le nombre de bouffées inhalées, l’heure etc.
Une aération, qui permet le refroidissement passif de la batterie ou de l’accumulateur. - Une prise micro-USB, qui permet de recharger l’accumulateur ou la batterie, directement depuis la box. Nous attirons cependant votre attention sur le fait qu’il est recommandé de recharger ces éléments à l’aide d’un chargeur externe, toujours plus performant.
- Le Chipset, que l’on pourrait comparer au système d’exploitation d’un ordinateur (Windows par exemple), qui gère l’affichage des informations sur l’écran, et qui autorise également différents réglages tel que le mode de vape à utiliser (Bypass, Power, TC etc).
Une box mécanique sera composé différemment
- Le boîtier aura la même fonction que pour une box électronique, si ce n’est que celui-ci ne sera pas pourvu d’un écran et ne proposera ainsi aucun réglage de vape.
- Un accumulateur, qui sera chargé de fournir de l’énergie à la résistance. Il n’existe pas de mod mécanique avec batterie scellée.
- Une aération, dont le rôle sera le même que dans le cas d’une box électronique.
- Et c’est tout ! Eh bien oui, sur un mod mécanique, nulle pièce électronique.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement d’un mod mécanique, n’hésitez pas à consulter notre article Les cigarettes électroniques.
Comment choisir sa batterie ou box ?
Nous l’avons vu, les box et les batteries sont bien différentes. Mais alors comment faire son choix ?
- Si vous êtes un vapoteur débutant, une batterie en format tube pourra parfaitement faire l’affaire. Très simple d’utilisation, elle conviendra aux nouveaux utilisateurs recherchant la simplicité avant tout. Attention, simplicité ne veut pas dire que le matériel ne sera pas performant ! Il sera tout simplement plus facile à manier et comprendre.
- Si vous êtes un vapoteur aguerri, alors il se pourrait que vous soyez à la recherche d’un matériel un peu plus pointu, permettant de personnaliser sa vape au maximum. Les Box sauront alors répondre à toutes vos attentes.
Les autres critères à prendre en compte
La puissance maximale que la box peut délivrer ne doit pas être prise à la légère. Si la majorité des vapoteurs se contente d’un clearomiseur, d’un atomiseur ou d’un dripper ne fonctionnant qu’avec une seule résistance, d’autres préfèrent des modèles plus « puissants », fonctionnant avec deux (voire plus, dans les cas les plus extrêmes). Ceux-là devront prendre garde de bien se procurer un modèle dont la batterie pourra fournir assez d’énergie et de puissance afin de les alimenter.
Le design est également à prendre en compte. Rappelez-vous, votre objectif est d’arrêter de fumer. Il faut ainsi vous faire plaisir et ne pas hésiter à prendre un matériel qui vous plait, que vous serez heureux de tenir en main au quotidien.
La taille ne doit pas non plus être négligée. Si vous vous déplacez souvent dans le cadre de votre activité professionnelle, peut-être vaudrait-il mieux vous procurer un modèle compact et discret, qui rentrera sans problème dans la poche de votre pantalon ou de votre manteau.
L’autonomie fait également partie des critères principaux. Pouvez-vous recharger votre box à n’importe quel moment ? Si oui, alors n’importe quel matériel fera très bien l’affaire. En revanche, s’il ne vous est pas possible d’avoir accès à une prise en permanence, peut-être vaudrait-il mieux se diriger vers une box dont l’accumulateur est amovible, afin de pouvoir le remplacer par un chargé dès que le besoin s’en fait sentir. Il est également possible de vous procurer une box fonctionnant avec plus d’un accumulateur, afin de drastiquement gagner en autonomie. Attention en revanche, ces modèles se montrent d’une taille bien supérieure à ceux ne fonctionnant qu’avec un, ou avec une batterie intégrée.
Et voilà, maintenant, vous devriez avoir toutes les clés en main afin de pouvoir choisir la batterie qui conviendra le mieux à votre utilisation !
CBD
CBD est le diminutif utilisé afin de parler du cannabidiol. Le cannabidiol est une molécule naturellement présente dans les plants de cannabis, qui en comptent près de 200 selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Isolée pour la première fois en 1940 par le professeur Adams et ses confrères, la molécule est depuis, régulièrement étudiée par la science.
La législation autour du CBD est assez compliquée en France, puisqu’il n’en existe, actuellement, aucune étant vraiment claire. En fait, depuis 2018, de nombreuses boutiques et entreprises ont fleuri dans le pays, afin de proposer des produits à base de CBD.
L’affaire Kanavape
Afin de bien comprendre où en est la législation du CBD en France, il convient de parler un peu d’histoire.
La multiplication des boutiques un peu partout sur le territoire, dont nous vous parlions précédemment, a attiré l’attention des autorités et des médias, jusqu’en 2017 lorsque, suite à un reportage, deux gérants d’une boutique de CBD se sont retrouvés face à la justice. La ministre de la Santé de l’époque, Marisol Touraine, les accuse d’avoir « incité à la consommation de cannabis » lors de leur interview, en plus d’avoir lancé une cigarette électronique sur le territoire, en 2014, contenant du CBD importé de République tchèque.
Ce qui a posé problème dans ce reportage n’était pas le fait de parler de cannabis, mais les termes employés par les deux gérants lorsqu’ils en parlaient. Selon eux, le CBD possède de réels atouts pour le milieu médical, et tout particulièrement pour les personnes atteintes de cancers ou d’une sclérose en plaques.
Que ces dires soient vrais ou non n’est pas la question. Pour la ministre, parler du CBD de la sorte constitue une allégation thérapeutique, procédé interdit en France concernant plusieurs produits. De plus, mettant en avant un arrêté ministériel datant de 1990, le ministère public avance que l’importation de cannabis n’est autorisée qu’à deux conditions : que la teneur en THC soit inférieure à 0,2 %, et que seules les fibres et les graines ne soient importées.
Ainsi, le 4 décembre 2017, le procès des deux gérants se déroule à Marseille, durant 9 heures. Le ministère public requiert une peine de 18 mois de prison avec sursis et 15 000 € d’amendes.
Le 8 janvier 2018, le juge rend son verdict. S’il ne reconnaît pas l’incitation à la consommation de cannabis, il retient tout de même la confusion entretenue par les deux gérants entre le CBD et les médicaments, ainsi que l’importation, jugée illégale, de différents produits. Ils sont ainsi condamnés à 15 mois de prison avec sursis et 10 000 € d’amende. Verdict dont ils font appel.
S’ensuit un rebondissement. Alors que la Cour d’appel d’Aix-en-Provence est censée rejuger l’affaire, elle choisit finalement de faire elle-même appel à la Cour de justice européenne (CJUE), afin de lever le flou juridique concernant le CBD en France. Le but de l’opération étant de définir si oui ou non, la molécule est légale sur le territoire.
En novembre 2020, la CJUE rend finalement son verdict : la législation sur le CBD en France est jugée trop restrictive et contrevient à plusieurs articles de lois européens, notamment concernant la libre circulation des biens au sein de l’UE. Ainsi, l’interdiction du CBD en France est jugée illégale.
Si l’interdiction du CBD a été jugée illégale, c’est notamment grâce aux effets que la molécule produit sur le corps. Car contrairement au THC, le CBD ne possède aucun effet psychotrope. Pour vulgariser, il est impossible d’être « défoncé » en vapotant du CBD.
De plus, de nombreuses études et consommateurs lui prêtent différents atouts, dont voici les principaux :
- Effets anxiolytiques, antipsychotiques et analgésiques.
- Réduction des symptômes de manque dans le cadre de certaines addictions.
- Effets sédatifs, neuroprotecteurs, antiépileptiques et anti-dystoniques.
Si le vapotage d’e-liquide laisse le choix au vapoteur de se diriger vers une cigarette électronique puissante ou non, à tirage direct ou indirect, les choses sont beaucoup plus strictes concernant le CBD.
Ainsi, il est fortement recommandé de ne consommer du CBD qu’à faible puissance et à l’aide d’un matériel permettant l’inhalation indirecte, également appelée MTL. Préférez également l’utilisation d’une résistance dont la valeur est supérieure à 1 Ohm.
Mais pourquoi ces restrictions ?
Tout d’abord, parce que les e-liquides contenant du CBD sont onéreux. Ainsi, il convient de les consommer avec parcimonie si l’on ne veut pas exploser son budget. De plus, le CBD provoque un hit en gorge assez important, une raison supplémentaire pour y aller doucement.
N’y allons pas par 4 chemins, mélanger CBD et nicotine est déconseillé. Et la raison est plutôt simple : alors que la nicotine est psychoactive et provoque une augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque, le CBD lui, est consommé afin de se relaxer. Ainsi, il serait totalement contreproductif de mélanger les deux molécules.
Dans le commerce, de nombreux e-liquides existent. Comme pour les produits contenant de la nicotine, les liquides au CBD sont proposés à différents dosages allant de 50 mg à, parfois, plus de 2 000 mg.
S’il n’existe pas de dosage type, il est toutefois possible de se faire une vague idée du dosage vers lequel on peut se diriger, notamment en fonction de son poids. L’une des règles pouvant être utilisées est la suivante : entre 1 et 6 mg de CBD par tranche de 5 kg.
Cependant, comme pour toutes les autres molécules, la tolérance au CBD diffère chez chaque individu. Ainsi, il est conseillé de démarrer avec un dosage faible, puis de l’augmenter par palier jusqu’à obtenir l’effet désiré.
Un booster de CBD est similaire à un booster de nicotine, sauf qu’il contient… du CBD. Son utilisation est également similaire.
Prenez votre e-liquide préféré, sans nicotine bien sûr, et ajoutez-y la quantité de CBD désirée.
Maintenant que vous êtes devenu incollable sur les e-liquides au CBD, il est temps de vous indiquer qu’il en existe plusieurs sortes, au nombre de 2 :
- Les e-liquides au CBD classiques : Ils contiennent ce qu’on appelle de l’isolat de CBD. C’est-à-dire que le CBD pur a été extrait de la plante de cannabis, sous la forme d’une poudre, puis mélangé à un e-liquide.
- Les e-liquides Full Spectrum : Contrairement aux e-liquides classiques, ils ne sont pas uniquement constitués de CBD, mais contiennent également toutes les autres substances présentes dans la plante. Parmi elles, d’autres cannabinoïdes ou encore les terpènes. Leur avantage est de permettre un maintien des interactions naturelles entre toutes ces substances. Pour beaucoup, ces produits offrent une expérience plus qualitative.
Les terpènes sont des molécules odorantes présentes dans la majorité des plantes et autres fleurs. Ce sont les terpènes qui donnent aux fleurs leur odeur si caractéristique. Ainsi, lorsque vous sentez un bouquet de lavande, ou rentrez dans une pièce où du chanvre est en train de pousser, ce sont bien les terpènes que vous sentez.
Certaines études prêtent à certains terpènes différentes vertus. Par exemple, le linalol, terpène présent dans la lavande, aurait des propriétés calmantes et sédatives. Concernant le chanvre, on compterait plus de 200 terpènes différents, et certaines plantes pourraient en posséder plus de 50 à la fois. Cependant, 3 d’entre eux reviennent plus régulièrement que les autres : le myrcène, le limonène et le pinène.
Si l’on en croit une étude menée il y a quelques années, le myrcène renforcerait l’effet du CBD concernant les troubles du sommeil, le limonène aurait un effet antidépresseur et immunostimulant, tandis que le pinène posséderait des propriétés antitumorales et permettrait de booster la mémoire.
Clearomiseur
Un clearomiseur est toujours composé des éléments suivants :
- Le drip tip, qui est la pièce sur laquelle le vapoteur vient poser sa bouche afin d’inhaler la vapeur.
- La cheminée, pièce cylindrique en métal destinée à accompagner la vapeur jusqu’au drip tip.
- Le tank, ou réservoir, contenant l’e-liquide.
- La résistance, dont le rôle est de chauffer l’e-liquide afin de le transformer en vapeur.
- L’air flow, dont le but est de pouvoir permettre au vapoteur de régler la quantité d’air qu’il souhaite mélanger à la vapeur à chaque bouffée.
- Le pin, que l’on vient visser à sa batterie afin d’alimenter la résistance.
Le fonctionnement d’un clearomiseur ne diffère pas de celui que nous avons expliqué dans notre chapitre La cigarette électronique.
La batterie fournit le courant nécessaire à la résistance qui se trouve dans le clearomiseur, afin de pouvoir chauffer l’e-liquide et le transformer en vapeur, par la suite inhalée par le vapoteur.
La particularité des clearomiseurs est de ne fonctionner qu’avec des résistances préfabriquées. C’est-à-dire que le vapoteur n’aura pas besoin de confectionner les siennes, mais simplement d’acheter celles que le fabricant du produit conçoit spécialement pour son matériel.
Concernant les réglages, là encore, tout est très simple. Hormis remplir le réservoir d’e-liquide et changer la résistance lorsque le besoin s’en fait sentir, le vapoteur n’a qu’à régler l’air flow de son matériel, afin de choisir la quantité d’air qu’il souhaite mélanger à la vapeur. Un procédé très simple puisqu’il ne s’agit que de tourner une petite bague en ferraille, prévue à cet effet.
Il existe deux grandes familles de clearomiseur :
- Les clearomiseurs à tirage direct (DL) sont destinés aux utilisateurs souhaitant vapoter de la même manière qu’ils fumeraient une chicha, c’est-à-dire inspirer la vapeur de la bouche au poumon « d’un seul trait ». Ces produits possèdent un air flow conséquent et sont généralement pourvus d’un drip tip 810, soit le modèle le plus large qui existe, offrant un tirage très aérien.
- Les clearomiseurs à tirage indirect (MTL) sont quant à eux destinés aux vapoteurs qui souhaitent utiliser leur cigarette électronique de la même manière qu’une cigarette de tabac. La première étape consiste à prendre la vapeur en bouche, puis l’inspirer une nouvelle fois afin de l’envoyer dans les poumons. Un processus en deux temps. Les clearomiseurs MTL sont généralement munis d’un drip tip 510 beaucoup plus fins que leur grand frère 810. Le tirage est alors plus serré.
Les atomiseurs et les clearomiseurs fonctionnent de la même manière. La seule véritable différence qui existe entre les deux produits provient d’une particularité du côté des résistances.
Alors qu’un clearomiseur ne fonctionnera qu’avec des résistances préfabriquées, un atomiseur demandera quant à lui au vapoteur de les concevoir lui-même.
Le choix du clearomiseur est très important. C’est de lui que viendra majoritairement votre succès ou votre échec dans votre processus d’arrêt du tabac. Les questions auxquelles vous devrez répondre afin de choisir le matériel adapté à votre profil sont les suivantes :
- Souhaitez-vous un clearomiseur au tirage indirect ou direct ? Autrement dit, souhaitez-vous un tirage serré comme une cigarette de tabac, ou beaucoup plus aérien comme une chicha ?
- Souhaitez-vous avoir une petite quantité de vapeur en bouche (similaire à une cigarette traditionnelle) ou un gros nuage ?
- Souhaitez-vous un embout buccal (drip tip) fin ou plutôt large ?
- Souhaitez-vous un clearomiseur pour lequel il existe différents types de résistance afin de pouvoir faire évoluer votre vape, ou n’avez-vous pas l’envie ou le besoin de cette option ?
Certaines autres caractéristiques, moins importantes, peuvent également entrer en ligne de compte. Par exemple, alors que certains clearomiseurs nécessitent d’être dévissés pour être remplis, d’autres sont équipés d’une petite pièce qu’il suffit de faire coulisser afin d’accéder au réservoir. N’oubliez pas non plus de prendre en compte le design. Rappelez-vous, votre cigarette électronique doit vous plaire pour mettre toutes les chances de votre côté dans votre processus de sevrage tabagique.
Le remplissage d’un clearomiseur est très simple.
Selon le modèle que vous possédez, il suffira soit de dévisser la partie haute (appelée top cap) puis verser l’e-liquide dans le réservoir. Soit faire coulisser la petite pièce permettant d’accéder au tank sans même avoir besoin de dévisser quoi que ce soit.
Afin de vous assurer que votre résistance sera toujours en contact avec du e-liquide, nous vous conseillons de remplir votre matériel dès qu’il ne reste plus que 20 % d’e-liquide dans le réservoir.
Afin de changer la résistance de votre clearomiseur, il faudra commencer par y accéder. Ce processus peut varier selon le modèle que vous possédez. Voici les deux méthodes les plus répandues sur le marché :
- Dévissez la partie haute de votre clearomiseur.
- Dévissez l’intégralité du clearomiseur (notamment sur les modèles de la marque Vaporesso).
Une fois la résistance accessible, il conviendra de l’enlever afin de la remplacer par une nouvelle. Là encore, plusieurs méthodes existent selon le modèle de votre produit.
- Dévissez votre résistance puis revissez la nouvelle.
- Faites pression sur votre résistance puis tournez-la légèrement afin de la sortir de son logement, puis remplacez-la.
Lors du changement de résistance, nous vous conseillons de profiter de l’occasion pour nettoyer votre matériel.
Le nettoyage d’un clearomiseur est très simple et ne nécessite pas de matériel spécifique, bien qu’il en existe tout de même.
Pour ce faire, dévissez le clearomiseur de votre batterie, retirez la résistance qu’il contient puis mettez de côté le potentiel reste d’e-liquide. Vous n’aurez ensuite plus qu’à passer l’ensemble du clearomiseur sous l’eau, de préférence tiède. N’ayez pas peur de le noyer, les clearomiseurs sont faits pour ça !
Une fois le nettoyage en profondeur effectué, prenez soin de bien sécher l’ensemble. Vous pouvez secouer énergiquement votre clearomiseur afin de faire sortir les potentielles gouttes qui auraient pu se loger dans l’air flow.
Si la cigarette électronique possède de très nombreux avantages par rapport au tabagisme, l’un de ses seuls inconvénients réside dans les possibles fuites qui peuvent survenir au quotidien. Rassurez-vous cependant, de nombreuses méthodes permettent de les prévenir au maximum.
- Essayez de toujours garder votre clearomiseur la tête haute. Le drip tip ne doit jamais se retrouver dirigé vers le bas.
- Fermez l’air flow lorsque vous transportez votre matériel.
- Dans la mesure du possible, privilégiez un clearomiseur avec l’air flow situé sur le dessus, plutôt qu’en dessous.
- Prenez soin de toujours bien serrer la résistance. Inutile d’y aller comme une grosse brute, mais une résistance mal vissée aura tendance à provoquer des fuites.
- Ne vapotez pas à trop faible puissance. Rappelez-vous, votre e-liquide doit se transformer en vapeur, ce qui demande une certaine puissance. Nous vous conseillons tout simplement de suivre la plage d’utilisation conseillée sur votre résistance.
- Ne remplissez pas trop votre clearomiseur. Si votre réservoir est pourvu d’indications de remplissage, il suffit de les respecter afin de prévenir tout problème.
Enfin, les autres potentiels désagréments que vous pourriez rencontrer lors de l’utilisation de votre clearomiseur sont un goût de brûlé particulièrement désagréable, ou une sorte de « glou glou » conduisant à des projections d’e-liquide directement dans la bouche.
Un goût de brûlé signifie que le coton présent dans votre résistance n’est pas ou plus assez imbibé d’e-liquide. Ce phénomène peut survenir pour plusieurs raisons :
- Il n’y a plus assez d’e-liquide dans votre réservoir.
- Votre résistance est tout simplement fatiguée et il est temps de la changer.
- Vous vapotez à une puissance plus élevée que ce pour quoi la résistance est prévue.
- Vous « enchaînez » les bouffées à un rythme trop rapproché.
Les « glou glou » peuvent eux aussi survenir pour diverses raisons :
- Vous vapotez à une puissance trop élevée. Essayez simplement de la diminuer.
- Votre résistance n’est pas amorcée correctement (dans le cas d’une résistance neuve).
- Votre e-liquide n’est pas assez visqueux, car il ne contient pas assez de glycérine végétale (VG). Essayez de remplacer votre e-liquide par un produit plus visqueux.
- Lors du remplissage de votre clearomiseur, vous avez malencontreusement mis du e-liquide dans la cheminée centrale de votre matériel. Procédez simplement à un nettoyage de votre produit.
- Vous inspirez trop fort.
- L’étanchéité de votre clearomiseur n’est plus efficace. Dans ce cas, pensez à vérifier l’état des joints. La plupart des fabricants fournissent des joints supplémentaires qui devraient se trouver dans la boîte de votre matériel.
Afin d’éviter tout problème de « glou glou » et de potentiel goût de brûlé, il convient d’amorcer correctement votre résistance lorsque vous procédez à son changement. Pour ce faire, suivez simplement les quelques étapes ci-dessous :
- Dévissez votre résistance puis versez une goutte d’e-liquide sur chacun des petits trous que vous voyez. Derrière ces trous se trouve le coton qu’il est nécessaire d’imbiber d’e-liquide.
- Versez ensuite une petite goutte dans le trou normalement situé sur le dessus de la résistance.
- Revissez votre résistance.
- Enfin, patientez quelques minutes le temps que l’e-liquide dans le réservoir termine de bien imprégner le coton.
Voilà, votre résistance est amorcée, à vous la vape sans désagréments !
DIY
Le DIY est le fait de fabriquer ses propres e-liquides. Alors que la majorité des vapoteurs se procure des produits fabriqués par les marques elles-mêmes, précisément dosés afin d’être le meilleur possible, certains utilisateurs de cigarettes électroniques souhaitent réaliser leurs liquides par leurs propres moyens. Un procédé qui, s’il peut sembler compliqué au premier abord, se révèle en fait très simple et possède de nombreux avantages.
Nous l’avons vu dans notre chapitre sur les e-liquides, le liquide d’une cigarette électronique est toujours composé de la même manière : une base (PG/VG), des arômes, de la nicotine, et éventuellement des additifs.
Un vapoteur qui souhaite fabriquer son propre e-liquide va se procurer chacun de ces ingrédients de manière individuelle, afin de les assembler selon son souhait, jusqu’à réussir à faire son e-liquide.
La base représente les fondations d’un e-liquide. C’est elle qui compose près de 90 % du produit fini. Elle peut être fabriquée à partir de glycérine végétale (VG), de Propylène Glycol (PG), ou les deux, dans des proportions variables.
Les caractéristiques du PG
- Fait bien ressortir la saveur des arômes, nécessitant ainsi d’en utiliser moins.
- Rend la base particulièrement fluide.
- Limite la production de vapeur.
- Augmente le hit en gorge.
Les caractéristiques de la VG
- Adoucit les saveurs des arômes et nécessite donc d’en utiliser plus.
- Donne à la base une consistance visqueuse et plus épaisse.
- Augmente la production de vapeur.
- Diminue le hit en gorge.
Vous l’aurez compris, la glycérine végétale et le propylène glycol possèdent chacun des caractéristiques bien différentes. Tout l’enjeu étant alors de les doser de la manière qui vousconvient le mieux, et pour ce faire, pas de formule miracle, il faut essayer, bien qu’il existe une petite astuce qui simplifie le procédé : la base préfaite.
Deux solutions se présentent ainsi à vous
- Acheter une bouteille de PG, une bouteille de VG, et les mélanger jusqu’à trouver les proportions qui vous conviennent.
- Acheter une bouteille de base pré dosée.
Petite astuce que nous vous offrons, voici les proportions les plus utilisées dans les e-liquides, par les fabricants comme lors du DIY
- 50 % de PG et 50 % de VG
- 30 % de PG et 70 % de VG
- 100 % de VG
- 100 % de PG
Qu’il s’agisse de DIY ou de l’achat d’un e-liquide tout fait, le choix du taux de nicotine est directement lié au succès ou à l’échec du sevrage tabagique avec la cigarette électronique.
Rappel : plusieurs études scientifiques ont démontré qu’un vapoteur devrait toujours se diriger vers le taux de nicotine le plus fort qu’il peut supporter.
En effet, un fumeur qui avait pour habitude de consommer 5 cigarettes par jour, en tirant particulièrement fort dessus, emmagasine un taux de nicotine supérieur à un fumeur qui en consommait 8, mais de manière plus « douce ». De plus, l’addiction à la nicotine est différente chez chaque fumeur.
Récemment, le Professeur Jean-François Etter, expert dans l’addiction tabacologique depuis plus de 20 ans, a réalisé un questionnaire destiné à aider les nouveaux vapoteurs à choisir leur taux de nicotine. Nous vous conseillons de le suivre afin de connaître celui qui vous conviendra. Ses résultats sont 67 % plus efficaces qu’en s’intéressant seulement au nombre de cigarettes fumées. Munissez-vous simplement d’un papier et notez le nombre de points que vous obtenez.
Question 1
Combien de cigarettes fumez-vous en moyenne chaque jour ?
- 1 à 5 = 1 point
- 6 à 10 = 2 points
- 11 à 15 = 3 points
- 16 à 20 = 4 points
- 21 et plus = 5 points
Question 2
Combien de temps après votre réveil fumez-vous votre première cigarette de la journée ?
- 0 à 5 minutes : 5 points
- 6 à 15 minutes : 4 points
- 16 à 30 minutes : 3 points
- 30 minutes à 1h : 2 points
- Plus d’une heure : 1 point
Question 3
Notez l’intensité de votre tabagisme actuel sur 100 (quantité de fumée inhalée, intensité du comportement tabagique).
- De 1 à 20 : 1 point
- De 21 à 40 : 2 points
- De 41 à 60 : 3 points
- De 61 à 80 : 4 points
- De 61 à 80 : 4 points
Question 4
Notez la quantité totale de fumée que vous inhalez chaque jour. 10 étant que vous en inhalez tellement que même si vous le souhaitiez, vous ne pourriez pas en inhaler plus. La réponse à cette question dépend du nombre de cigarettes fumées et de bouffées chaque jour.
- 1 ou 2 = 1 point
- 3 ou 4 = 2 points
- 5 ou 6 = 3 points
- 7 ou 8 = 4 points
- 7 ou 8 = 4 points
Question 5
Indiquez enfin la quantité de nicotine contenue dans vos cigarettes en vous référant au paquet.
- De 0,1 à 0,5 mg = 1 point
- De 0,6 à 0,7 mg = 2 points
- 0,8 mg = 3 points
- 0,9 mg = 4 points
- 1 à 1,3 mg = 5 points
Résultats
- De 0 à 4 points : vous avez besoin d’e-liquides dosés à 10 mg/mL.
- De 5 à 9 points : vous avez besoin d’e-liquides dosés à 10-12 mg/mL.
- De 10 à 14 points : vous avez besoin d’e-liquides dosés à 12 mg/mL.
- De 15 à 19 points : vous avez besoin d’e-liquides dosés à 16 mg/mL.
- De 20 à 25 points : vous avez besoin d’e-liquides dosés à 18 mg/mL.
Rappel : si en suivant le taux de nicotine recommandé par ce questionnaire, vous avez toujours envie de fumer après quelques jours, n’hésitez pas à l’augmenter.
Comme le choix du taux de nicotine, le choix des arômes que vous allez mettre dans votre e-liquide est très personnel.
Alors que certains fumeurs souhaitent conserver le goût du tabac et choisissent ainsi de se tourner vers des e-liquides dits classics, d’autres ont besoin de marquer une véritable cassure avec leur ancienne habitude tabagique et choisissent alors des produits aux arômes plus exotiques, souvent fruités ou gourmands.
Les arômes qui vous permettront d’arrêter de fumer sont ceux qui réussiront à vous couper l’envie d’une cigarette. Quelle que soit leur saveur ! N’hésitez pas à en essayer plusieurs jusqu’à atteindre cet objectif.
Maintenant que votre e-liquide possède sa base, sa nicotine et son ou ses arômes, vient le moment de choisir les potentiels additifs que vous souhaitez y ajouter.
Il est toutefois important de noter que si la cigarette électronique est moins nocive pour la santé que le tabagisme, l’un des produits les plus controversés dans les e-liquides reste les additifs. Ainsi, n’hésitez pas à vous en passer si vous le pouvez.
Dans le cas contraire, voici une liste des additifs les plus souvent utilisés, et leur effet sur votre e-liquide :
- Stevia : ajoute un goût sucré
- Ethyl Maltol : renforce les saveurs sucrées
- Fresh : apporte une note de menthol
- Ethylvanilline : apporte un goût vanillé
- Sour : pour une pointe d’acidité
- Vanilline : rehausse les saveurs et apporte une pointe vanillée
- Furaneol : apporte une saveur caramélisée
- DNB : pour des notes légèrement fumées de tabac blond
- Acide malique : similaire au Sour
- Koolada : sensation de fraîcheur
Maintenant que vous avez réuni tous les ingrédients nécessaires à la préparation de votre e-liquide maison, reste à connaître les proportions à employer pour chacun d’entre eux. Et à ce sujet, là encore, les choses sont plutôt simples puisqu’il suffit de respecter les doses conseillées par les fabricants des différents composés.
En effet, sur le flacon des additifs et des arômes, sera toujours inscrit un dosage exprimé en pourcentage par rapport à la quantité totale d’e-liquide que vous souhaitez fabriquer. Ainsi, si le dosage conseillé de votre arôme est de 20 % et que vous souhaitez 100 mL d’e-liquide, alors vous aurez besoin de 20 mL d’arômes.
Une méthode à respecter pour les additifs également.
De la même manière qu’un bon vin a besoin de plusieurs années afin d’arriver à maturation, un bon e-liquide nécessite lui aussi un certain temps. Cette période de repos, durant laquelle les arômes vont se développer et exprimer tout leur potentiel, s’appelle le steeping, ou steep, terme anglais signifiant « macération ».
Pour cette étape, là encore, les fabricants d’arômes ont pensé à tout. En effet, il est toujours indiqué la durée de steep conseillée pour chaque arôme. Une durée qu’il convient, ou pas, de respecter, selon vos goûts.
Concernant la manière de réaliser cette macération, rien de plus simple : laissez simplement votre e-liquide dans un coin à l’abri de la lumière, dans une bouteille bien fermée, et patientez.
Puisque le DIY a gagné en popularité au cours des dernières années, de nombreux fabricants d’e-liquide ont choisi de suivre la tendance et proposent désormais des concentrés de leurs meilleurs e-liquides.
Ainsi, si vous souhaitez tenter de réaliser un e-liquide maison qui ressemble à votre e-liquide préféré de n’importe quel fabricant, vérifiez d’abord qu’il ne propose pas justement un concentré à cet effet !
Par exemple, les fans du célèbre Red Astaire n’auront pas besoin d’associer 50 arômes différents afin d’essayer de se rapprocher au mieux de la saveur légendaire du e-liquidebritannique, puisque T-Juice propose un concentré tout prêt du Red Astaire, qu’il suffira de mélanger à une base et éventuellement un peu de nicotine.
Reste alors une question que nous n’avons pas encore abordée : pourquoi s’embêter à fabriquer son propre e-liquide alors qu’il en existe des milliers déjà préparés ? Voici quelques éléments de réponse.
Le prix
Une fois le matériel de vape acheté, le seul coût récurrent du vapotage est l’e-liquide (et éventuellement les résistances). Et il faut dire qu’à 5,90 € les 10 mL, soit 590 € le litre, la somme dépensée à la fin de l’année peut vite grimper, bien qu’elle reste largement inférieure à celle du tabagisme.
Faisons ensemble un rapide calcul.
Dans le cas d’un e-liquide vendu par un fabricant, le coût de pour 10 mL de produit est de 5,90 €.
Dans le cas d’un e-liquide DIY réalisé à partir d’un concentré, voilà le coût de 10 mL :
- 1 L de base = 12,90 €, soit 0,12 € les 10 mL ou 0,01 le mL.
- 10 mL de concentré à diluer à 10 % = 7,90 €, ou 0,79 € le mL.
- 10 mL de nicotine à 20 mg/ml = 1,10 €, soit 0,11 € le mL.
Admettons que nous désirions faire 100 mL d’e-liquide à 12 mg/mL de nicotine, nous allons avoir besoin de :
- 6 boosters à 1,10 € soit 6,60 €.
- 30 mL de base soit 0,30 €.
- 10 ml de concentré soit 7,90 €.
Le prix total pour 100 mL de notre e-liquide DIY revient donc à 14,80 €. Concernant un e-liquide déjà fait, il se chiffre à 59 €, soit une réduction de 75 %.
La liberté
Bien que le coût soit l’argument principal qui joue en faveur du Do It Yourself, certains vapoteurs apprécient de fabriquer leur propre e-liquide pour la liberté que cette pratique offre. Vous avez toujours rêvé de pouvoir ajouter un petit quelque chose en plus à votre e-liquide préféré ? Le DIY vous permet de le faire ! Avec des centaines d’arômes et additifs existant, le DIY vous permet tout simplement de fabriquer votre e-liquide, celui qui vous ressemble et que vous aurez créé pour vous !
E-liquides
Un e-liquide est toujours composé des mêmes ingrédients, dans différentes proportions. Certains peuvent parfois être absents, mais, quel que soit l’e-liquide disponible sur le marché mondial, celui-ci sera forcément composé d’un ou plusieurs des ingrédients suivants :
- Propylène Glycol (PG)
- Glycérine végétale (VG)
- Arôme(s)
- Nicotine
- Les additifs
Derrière ces noms barbares, à la consonance particulièrement « chimique », se cachent en fait des ingrédients que nous consommons déjà régulièrement.
Le propylène glycol par exemple, est utilisé depuis des décennies dans les produits cosmétiques, l’industrie pharmaceutique, aéronautique, et même dans celle du spectacle. Alors que le PG est présent dans de nombreux produits afin d’éviter leur déshydratation, on le retrouve également dans la fumée souvent projetée en discothèque et autres événements. Il nous arrive également d’en manger, puisque l’émulsifiant E1520, que l’on retrouve dans de nombreux aliments industriels, est en fait du PG.
Dans l’e-liquide, son rôle est de servir de base et de support aux arômes. Grâce à sa faible température de vaporisation, il permet la création de la vapeur, mais également la solubilisation de la nicotine. Il faut cependant faire attention : plus la quantité de PG est élevée dans l’e-liquide, plus le hit (le picotement en gorge que l’on ressent lorsqu’on inhale la vapeur) est puissant.
La glycérine végétale est elle aussi présente dans de nombreux produits de notre quotidien. Il s’agit de produits cosmétiques ou d’hygiène comme le savon, certaines boissons, la peinture, ou encore dans de nombreux médicaments tels que les antibiotiques, et même les suppositoires !
Tout comme le PG, la VG sert elle aussi de base aux autres ingrédients que contiennent les e-liquides. Contrairement au propylène glycol, celle-ci est beaucoup plus douce et permet une inhalation plus facile, particulièrement pour les vapoteurs à la gorge sensible.
Les arômes donnent aux e-liquides leur goût si particulier. Parfois fabriqués à partir de centaines, voire de milliers de molécules différentes, ils jouent un rôle primordial dans le cadre du sevrage tabagique grâce à la cigarette électronique. En effet, de nombreuses études scientifiques ont démontré que le fait de pouvoir remplacer les cigarettes par des produits à la saveur attrayante pour l’utilisateur aide fortement à ne pas retomber dans le tabagisme.
Que les arômes soient naturels ou de synthèse ne change rien. Les uns ne sont pas meilleurs que les autres, tout est question de convictions personnelles à ce sujet.
La nicotine est quant à elle souvent le fruit d’une vaste méconnaissance du public. Parfois accusée de provoquer les maladies liées au tabagisme, il est important de noter qu’elle n’en est pas responsable. À titre d’exemple, sachez que la nicotine produit un effet sur notre organisme, similaire à celui de la caféine.
Les additifs, ou exhausteurs de goût sont quant à eux présents dans l’e-liquide afin de renforcer le goût général du produit, ou une saveur en particulier dans celui-ci. Parmi les plus utilisés, nous pouvons citer le Koolada, qui offre un effet fraîcheur, l’Éthyl-maltol et le Sweetener, qui viennent renforcer le côté sucré, l’Éthylvanilline, pour une saveur vanille, le Sour, pour une sensation acidulée, l’Acetyl Pyrazine qui offre un arrière-goût grillé, ou encore le DNB principalement utilisé dans les e-liquides classics. Une liste bien sûr non exhaustive, mais qui reprend les principaux additifs souvent utilisés !
Le hit est la sensation que l’on ressent en gorge lors de l’inhalation de la vapeur. Rappelez-vous votre première cigarette, et surtout la toux qui a suivi après votre première bouffée. Voilà ce qu’est le hit !
Sa puissance dépend de plusieurs facteurs tels que le taux de nicotine présent dans l’e-liquide, mais également sa composition.
D’une manière générale, on dit que plus un e-liquide contient de propylène glycol, plus le hit qu’il propose est puissant.
A contrario, plus un e-liquide contient de glycérine végétale, plus il est doux.
Puisqu’un e-liquide peut être composé de différents taux de PG et de VG, il conviendra de choisir celui qui vous correspond. Un e-liquide contenant 50 % de PG et 50 % de VG est trop fort ? Alors, essayez un produit contenant seulement 30 % de PG et 70 % de VG. Sachez qu’il existe également des e-liquides ne contenant pas de propylène glycol du tout !
Dans un monde parfait, il nous serait possible de vous dire :
Vous fumiez tel nombre de cigarettes, alors un e-liquide avec un tel taux de nicotine vous conviendra. Cependant, tout n’est pas aussi simple, et il convient de se méfier des formules toutes faites.
En effet, un fumeur qui ne consomme que 5 cigarettes dans la journée, mais qui va fortement « tirer » dessus, engrangera plus de nicotine dans son corps qu’un fumeur qui fumerait peut-être 8 cigarettes, mais d’une façon beaucoup plus douce.
De nombreuses études scientifiques ont démontré que la meilleure façon d’arrêter de fumer grâce à la cigarette électronique est de consommer des e-liquides contenant le plus fort taux de nicotine que le vapoteur peut supporter. Rappelez-vous, la nicotine n’est pas responsable de quelconques maladies ! Elle n’est donc pas votre ennemie.
En démarrant la vape avec un taux de nicotine trop faible, un vapoteur s’expose au risque de ne pas être contenté par son e-liquide, et ainsi d’avoir encore et toujours envie de fumer. Déçu, il se mettra alors à penser que la cigarette électronique n’a pas fonctionné pour lui.
Il convient ainsi de démarrer la vape avec un taux de nicotine le plus élevé, sans exagérer bien évidement, qui par la suite pourra être diminué, une fois que l’envie de fumer aura complètement disparu.
Le sevrage tabagique dépend donc de votre consommation journalière de cigarettes et de la cigarette électronique que vous possédez.
- 00 mg —– Si vous êtes sevré de la nicotine
- 03 mg —– Si vous êtes un tout petit fumeur (maximum 5 cigarettes par jour)
- 06 mg —– Si vous êtes un petit fumeur (5 à 10 cigarettes par jour)
- 12 mg —– Si vous êtes un fumeur régulier à plus de 10 cigarettes par jour
- 16 mg —– Si vous êtes un gros fumeur (minimum 20 cigarettes par jour)
Très important: Si vous utilisez une cigarette électronique puissante (avec une résistance inférieure à 1 ohm) il est conseillé pour les gros fumeurs de passer au taux de nicotine inférieur.
L’une des clés afin de réussir à arrêter de fumer avec la cigarette électronique, consiste à arrêter le tabagisme en se faisant plaisir.
Il n’existe pas d’arôme plus efficace qu’un autre pour arrêter de fumer. Puisque chaque fumeur est différent, il convient à chacun de trouver le ou les arômes qui lui plaisent assez pour lui faire passer toute envie de fumer. Oui, c’est possible ! Bien choisir l’arôme de son e-liquide peut permettre de ne plus du tout avoir envie de fumer. Et quel meilleur moyen d’arrêter de fumer que de ne plus en avoir envie ?
Il existe des milliers d’e-liquides différents, et autant de saveurs.
Nous pouvons les regrouper dans les catégories suivantes :
- Les classics (nom donné aux e-liquides au goût tabac)
- Les classics gourmands
- Les gourmands
- Les mentholés
- Les fruités
- Les fruités frais
Une fois encore, il n’existe pas d’arôme meilleur qu’un autre pour arrêter de fumer.
Alors que certains fumeurs ont besoin de conserver le goût du tabac pour s’éloigner des cigarettes, et se dirigent ainsi vers des e-liquides classics, d’autres, au contraire, ressentent le besoin d’abandonner complètement cette saveur. Ceux-là peuvent alors se diriger vers des produits fruités, gourmands, mentholés, ou frais.
Rappelez-vous, nous vous parlions un peu plus tôt du hit, qui peut parfois déranger certains nouveaux vapoteurs. Afin de pallier ce problème, certains fabricants se sont mis à remplacer la nicotine dans leurs produits, par des sels de nicotine.
Plus simples à entreposer, ils sont également beaucoup plus doux à vapoter.
Leur second intérêt provient de la façon dont ils sont fabriqués. La nicotine que l’on retrouve habituellement dans les e-liquides est traitée en deux temps, d’abord par un procédé chimique puis par une épuration. Le résultat est alors un produit au PH se situant aux alentours de 8.
Si l’avantage de ce processus est que le produit final est d’une grande pureté, il présente l’inconvénient de le dénaturer et ainsi de l’éloigner de la nicotine sous sa forme naturelle. L’une des raisons qui expliquent pourquoi le shoot de nicotine est moins présent lors du vapotage que lors de la consommation d’une cigarette combustible.
La fabrication des sels de nicotine est différente. En effet, suite à l’extraction de la nicotine des plants de tabac, on ajoute un acide destiné à faire ressortir les sels. Le résultat est un produit au PH compris entre 5 et 6, bien plus proche de la nicotine que l’on retrouve dans les cigarettes de tabac.
Tout vapoteur qui ne supporte pas l’inhalation d’un e-liquide traditionnel peut essayer de se diriger vers des produits contenant des sels de nicotine. Beaucoup plus doux, ils représentent un véritable atout pour la cigarette électronique en tant qu’outil de sevrage tabagique.
C’est notamment grâce aux sels de nicotine que certains pays comme les États-Unis, peuvent proposer des e-liquides contenant 50, voire 60 mg/ml de nicotine, sans pour autant que leur utilisation ne dérange les vapoteurs.
Puisque consommer bio est devenu très à la mode au cours des dernières années, il n’est pas étonnant de retrouver divers sous-entendus laissant entendre qu’il est également possible de vapoter des produits biologiques.
Cependant, et nous sommes désolés de vous l’apprendre, les appellations de ce genre sont purement commerciales, puisqu’un e-liquide réellement bio n’existe pas.
En effet, comme nous l’avons vu précédemment, un e-liquide est composé de PG, de VG, d’arômes et de nicotine.
Si en théorie, la glycérine végétale peut être obtenue de façon biologique, ce n’est pas le cas du propylène glycol. Celui-ci peut en revanche être remplacé par du Végétol ou du mono propylène glycol végétal (MPGV). Certains arômes peuvent également être naturels, et donc possiblement issus de l’agriculture biologique.
Mais alors où est le problème ?
Le problème provient avant tout de la nicotine. En effet, il n’existe, à l’heure actuelle, aucun procédé biologique permettant l’extraction de la nicotine des plants de tabac.
Et puisque la nicotine est l’élément principal afin de réussir à arrêter de fumer grâce à la cigarette électronique, consommer un e-liquide entièrement biologique n’est tout simplement pas possible.
L’autre question que les nouveaux vapoteurs se posent souvent concerne la consommation d’e-liquide. Est-ce que je vapote trop si je consomme 7 ou 8 ml de liquide chaque jour ? Y a-t-il une limite à ne pas dépasser ?
Les réponses à ces questions sont non.
Rappelez-vous toujours de votre principal objectif : arrêter de fumer.
Si pour ne plus avoir envie de fumer, vous devez passer votre journée avec votre cigarette électronique à la bouche, alors soit ! Il y a d’ailleurs de fortes chances que c’est ce que vous fassiez les premiers mois, et cela en raison du fonctionnement même d’une vapoteuse.
En effet, alors que fumer une cigarette provoque un shoot de nicotine immédiat, cette dernière met beaucoup plus de temps à atteindre le cerveau dans le cadre du vapotage. Ainsi, la sensation d’être « rassasié » que peut ressentir un fumeur au moment où il prend sa première bouffée sur une cigarette sera absente lors du vapotage, en raison d’une délivrance lente et continue de la nicotine.
Mix’n Vape est un anglicisme qui, littéralement, signifie « mixer et vapoter ». C’est un terme assez générique parfois utilisé par certains revendeurs afin de définir les e-liquides vendus en grand formats, allant de 50 ml jusqu’à parfois, 1 litre.
Le principe est simple :
Ajoutez simplement la quantité de nicotine désirée dans votre flacon d’e-liquide, puis vapotez ! De nombreux tableaux existent afin de connaître la quantité de nicotine à ajouter en fonction de celle du e-liquide, afin d’arriver au taux désiré.
Voici les quantités à adopter pour 50 ml de liquide.
| Pour 50 ml de liquide ajout de booster 10ml de nicotine 20mg |
|---|
| Ajout de 1 booster donne un taux de nicotine de 3.33 mg pour 60 ml de liquide |
| Ajout de 2 boosters donne un taux de nicotine de 5.71 mg pour 70 ml de liquide |
| Ajout de 3 boosters donne un taux de nicotine de 7.5 mg pour 80 ml de liquide |
| Ajout de 4 boosters donne un taux de nicotine de 8.89 mg pour 90 ml de liquide |
| Ajout de 5 boosters donne un taux de nicotine de 10 mg pour 100 ml de liquide |
Souvenez-vous que plus vous rajouterez de nicotine dans votre e-liquide, moins il y a aura de base et d’arômes ! Votre e-liquide perdra donc en saveur.
L’un des reproches qui ont pu être faits à la cigarette électronique lors des premières années de sa popularisation auprès du grand public concernait la sécurité des produits de l’industrie.
Il faut bien avouer qu’au début des années 2010, les e-liquides vendus pouvaient contenir un peu n’importe quoi, y compris certains produits qui ont depuis été reconnus comme dangereux, et donc interdits.
Afin de rassurer les consommateurs, certains fabricants ont choisi de se tourner vers la certification de leur marque.
La certification la plus répandue dans l’industrie est la norme AFNOR XP D90-300, mise au point avec l’organisme de certification, des professionnels de santé ainsi que des associations de consommateurs.
Totalement facultative, elle permet aux marques ayant fait la démarche de la certification de pouvoir assurer à leurs clients que les standards les plus élevés de l’industrie sont respectés.
Cette norme se décompose en 3 parties :
- La partie matérielle, qui concerne les box par exemple (XP D90-300.1)
- La partie e-liquide (XP D90-300.2)
- La partie spécifique aux émissions, qui comprend la combinaison des parties 1 et 2 (XP D90-300.3)
Si vous vous demandez pourquoi certains e-liquides sont ambrés et d’autres plus clairs, sachez que leur composition explique cela. En effet, certains arômes ou additifs peuvent profondément modifier la couleur du produit.
Alors que la base (PG et/ou VG, et nicotine) qui compose un e-liquide sera toujours transparente, certains fabricants peuvent y ajouter des arômes qui modifieront cette couleur. De plus, certaines marques ajoutent également un colorant afin de renforcer l’identité de leur produit. Comme exemple, nous pouvons citer le célèbre Red Astaire, et sa couleur rouge si particulière.
Certains facteurs peuvent également participer à l’altération de la couleur d’un e-liquide, tels que les UV présents dans les rayons du soleil. Un produit exposé à la lumière du soleil deviendra de plus en plus foncé avec le temps. Rassurez-vous cependant, cela n’empêchera en rien de le consommer.
Afin d’éviter ce processus, il est conseillé de conserver vos e-liquides à l’abri de la chaleur, de la lumière, et de toujours bien les refermer après les avoir utilisés. Les entreposer dans un simple tiroir fera très bien l’affaire. Il est également possible de conserver vos produits au réfrigérateur, mais une température très basse les rendra plus visqueux, et donc plus difficiles à vaper selon le matériel que vous possédez.
Tous les e-liquides sont munis d’une DLUO, soit une date limite d’utilisation optimale. Au même titre que la nourriture, c’est au consommateur de choisir s’il souhaite utiliser le produit ou non, une fois cette date passée.
Concrètement, tant qu’un e-liquide est resté fermé, les risques de contamination sont extrêmement faibles. Ainsi, les risques pour la santé le sont tout autant. En revanche, le temps peut agir sur certains composés du e-liquide, et transformer sa couleur, ou le rendre plus acide par exemple.
Le plus simple reste d’essayer et de se faire sa propre opinion.
Comme nous l’avons vu précédemment, les e-liquides peuvent être composés de différents arômes. Selon la composition de ceux-ci, une usure différente de la résistance peut apparaître.
Généralement, les e-liquides gourmands ou réalisés à partir de macérats de tabac, encrassent plus rapidement les résistances que des produits fruités. Vient alors la question de savoir quand changer sa résistance.
Une question à laquelle une réponse très simple existe :
Dès que vous sentez que la vapeur a un goût différent de ce dont vous avez l’habitude, il est temps de changer de résistance ! D’une manière générale, changer sa résistance une fois par semaine peut être une bonne base.
La cigarette éléctronique
La cigarette électronique s’inscrit dans une logique de réduction des risques (RDR), c’est-à-dire l’ensemble des stratégies visant à limiter les dommages causés par un domaine spécifique, et dans notre cas, celui du tabagisme. Elle est considérée comme un outil de sevrage tabagique, et s’adresse ainsi exclusivement aux fumeurs.
Malgré ce qu’on peut entendre et lire ici ou là, la science possède d’ores et déjà de nombreux éléments concernant les effets sur la santé du vapotage. En 2015 par exemple, le ministère de la Santé britannique commandait plusieurs études indépendantes destinées à étudier l’impact de la cigarette électronique sur le corps humain. Celles-ci arrivaient à la conclusion que vapoter est « au moins 95 % moins nocif que fumer ».
Des résultats corroborés par de nombreuses autres études, et réaffirmés par le Ministère de la Santé britannique chaque année. Depuis lors, le Royaume-Uni a fait du vapotage un véritable outil dans sa lutte contre le tabagisme. Alors que certains pays continuent de s’en méfier sans véritable raison, lui la conseille ouvertement à ses citoyens. Côté français, il aura fallu attendre l’année 2020 et la refonte du site Tabac Info Service pour voir la vape officiellement présentée comme un moyen d’arrêter de fumer.
Attention cependant, il est important de noter que ces études n’ont jamais conclu au fait que la cigarette électronique est complètement inoffensive. Oui, bien sûr, le plus sain reste de ne pas fumer et de ne pas vapoter. Mais pour les fumeurs qui ne réussissent pas à se sevrer du tabac, la cigarette électronique permet de leur apporter la dose de nicotine dont ils ont besoin, tout en réduisant drastiquement les risques pour leur santé.
Mais comment se fait-il alors que la vape soit moins nocive ?
Afin de répondre à cette question, il convient de se pencher sur le mode de fonctionnement d’une cigarette électronique.
Alors qu’une cigarette traditionnelle utilise un phénomène de combustion (le tabac est brûlé), celui-ci est totalement absent lors du vapotage. Et les nombreuses maladies liées au tabagisme proviennent justement de ce phénomène de combustion. Ainsi, en l’éliminant, on élimine les principaux risques inhérents à la consommation de tabac.
Nous l’avons vu, la cigarette électronique est moins dangereuse pour la santé que le tabagisme. Mais alors, pourquoi se diriger vers cet outil plutôt que vers des substituts nicotiniques plus traditionnels, comme les patchs ou les chewing-gums ? Tout simplement, car arrêter de fumer avec la vape est plus facile, et permet même de vivre sa période de sevrage avec plaisir.
Le premier élément de plaisir qu’offre le vapotage est la conversation des liens sociaux créés par le tabagisme.
En arrêtant de fumer avec la cigarette électronique, il vous sera toujours possible de prendre votre pause clope avec vos amis ou collègues, à la seule différence que désormais vous vapoterez. En arrêtant de fumer avec un patch, ce lien se perd rapidement puisqu’accompagner ses connaissances pour fumer, lorsqu’on reste planté là, à ne rien faire, devient vite ennuyeux. Arrêter de fumer avec la vape permet ainsi de ne pas avoir à transformer entièrement son quotidien, et même de conserver certaines de ses habitudes.
Et les habitudes sont importantes. L’autre atout de la vape est de permettre de conserver le geste de fumer. Lorsqu’on a porté une cigarette à sa bouche pendant des années, tous les jours, au point que ça en devienne automatique, il est très compliqué de perdre cette habitude du jour au lendemain.
Avec la cigarette électronique, le geste est conservé. Une différence de taille avec les autres substituts nicotiniques puisque celle-ci vous permettra de tromper votre cerveau, qui ne se rendra même pas compte que vous êtes en train d’arrêter de fumer.
Le troisième atout que l’on pourrait citer est financier. Si l’on prend le tarif d’un paquet de cigarettes à l’heure actuelle, un fumeur qui en consomme un par jour dépense 300 €/mois afin d’assouvir son addiction.
En remplaçant le tabac par la cigarette électronique, même si vous passez votre journée complète avec votre e-cigarette à la bouche, il sera compliqué de dépasser la dose de 10 ml d’e-liquide par jour, soit 5,90 € pour les produits les plus coûteux. De 300 €/mois, le budget passe ainsi à 180 € grand maximum. De substantielles économies que vous pourrez utiliser pour vous faire plaisir.
Et puisque nous parlons de plaisir, comment ne pas parler des milliers de saveurs proposées par la cigarette électronique ?
Alors qu’arrêter de fumer avec un patch fait perdre les habitudes que l’on a et nous prive de certains liens sociaux, pourtant importants pour nous, la cigarette électronique permet de conserver tout ça, tout en inhalant un produit à la saveur que l’on aime.
Vous êtes un grand fan des Paris-Brest ? Alors pourquoi ne pas arrêter de fumer à l’aide d’un e-liquide qui vous fera ressentir le goût de votre pâtisserie préférée en permanence ? Et tout ça, sans prendre le moindre kilo !
Bref, la cigarette électronique permet d’arrêter de fumer en se faisant plaisir. Un atout qu’aucun autre substitut nicotinique ne possède. Probablement l’une des raisons pour lesquelles plusieurs études scientifiques en sont arrivées à la conclusion que le vapotage est le moyen d’arrêter de fumer le plus efficace. Les taux d’abandon du tabac avec la cigarette électronique sont en effet 2 fois plus élevés qu’avec les patchs et autres chewing-gums.
Bien que les premières traces de cigarettes électroniques soient apparues dans les années 1900, celles-ci ont bien changé depuis l’époque. Aujourd’hui, une cigarette électronique est toujours composée des mêmes éléments, que nous allons détailler dans ce chapitre.
La batterie
La batterie est la source d’énergie qui permet à la résistance de chauffer l’e-liquide afin qu’il puisse être vaporisé. Il existe deux types de batteries, les batteries scellées et les batteries amovibles.
Les batteries scellées ne peuvent être remplacées. Ainsi, un modèle d’e-cigarette pourvu de ce type de batterie devra être remplacé en intégralité lorsque celle-ci deviendra moins efficace à force d’utilisation. Il conviendra d’utiliser un câble de recharge lorsque la batterie faiblit, afin de la recharger.
Les batteries amovibles, souvent sous la forme d’un accumulateur, peuvent quant à elles être remplacées. Elles représentent généralement le choix le plus intéressant, bien que plus encombrantes de par leur forme. Les différents types d’accumulateurs généralement utilisés sont les 18 650, 20 700 et 21 700. Les deux premiers chiffres désignent le diamètre de l’accumulateur, les deux suivants la longueur, et le dernier la forme.
Un accu’ 18 650 va donc mesurer 18 mm de diamètre, 65 mm de long, alors que le 0 signifie qu’il aura une forme cylindrique.
Ces batteries peuvent être sorties de leur logement afin d’être rechargées à l’aide d’un chargeur externe.
Le clearomiseur, atomiseur ou dripper
Sur la batterie sera vissé l’élément dans lequel se trouveront la ou les résistances qui serviront à chauffer l’e-liquide.
- Un clearomiseur fonctionne à l’aide de résistances préfabriquées, souvent par le fabricant du clearomiseur lui-même. Il possède un réservoir permettant de stocker une petite quantité d’e-liquide qui sera vapoté, généralement entre 2 et 5 ml. L’avantage des clearomiseurs réside dans leur facilité d’utilisation. Lorsque vient le moment de changer la résistance, il suffit de dévisser l’ancienne, en visser une nouvelle, et le tour est joué.
- Un atomiseur est similaire à un clearomiseur, à la différence prêt qu’il fonctionne à l’aide de résistances que le vapoteur fait lui-même. S’il convient de posséder un peu de matériel (peu coûteux) pour les fabriquer, l’avantage principal de ce matériel réside dans la possibilité pour l’utilisateur de réaliser le type de résistance qu’il veut, et de l’adapter à son type de vape. Les résistances que l’on fait soi-même sont également beaucoup moins chères que celles que l’on achète préfabriquées. Comptez seulement quelques centimes pour une résistance que vous ferez vous-même.
- Un dripper est un peu différent puisqu’il ne possède pas de réservoir. Ainsi, il est nécessaire d’ouvrir le dripper afin de déposer quelques gouttes d’e-liquide sur le coton après quelques bouffées. Cet inconvénient peut cependant être contourné grâce à l’achat d’une box appelée bottom feeder, contenant un réservoir de liquide à côté de la batterie. Le principal avantage des drippers est qu’ils offrent généralement une meilleure restitution des saveurs que les autres matériels.
La résistance
La résistance, ou coil en anglais, est l’élément qui vient chauffer le liquide afin que celui-ci se transforme en vapeur, pour être par la suite inhalé par le vapoteur. Une résistance possède toujours une valeur, exprimée en Ohm. Afin de schématiser, disons que plus la valeur d’une résistance est basse, plus celle-ci aura besoin de puissance afin d’être chauffée. A contrario, plus la valeur d’une résistance est haute, moins elle en aura besoin.
Les résistances peuvent être préfabriquées, ou réalisées par le vapoteur lui-même, à l’aide de quelques outils et de fil résistif de type Kanthal, Ni 80, Stainless Steel, ou parfois, un mélange de plusieurs types.
À l’intérieur de la résistance se trouve toujours une fibre destinée à retenir l’e-liquide et lui permettre ainsi d’être en contact lors de la chauffe. Le coton est généralement utilisé à cet effet.
Rappelez-vous : il est nécessaire de changer régulièrement sa résistance et son coton. Lorsque vous percevez une altération du goût de votre e-liquide, alors il est temps de tout remplacer.
Maintenant que nous avons vu ensemble le fonctionnement d’une cigarette électronique, nous pouvons parler des différents types de vapes qui existent sur le marché.
Le format tube
Les premières cigarettes électroniques étaient appelées Cigalikes. Reprenant la forme et la taille d’une cigarette de tabac, elles ont rapidement laissé leur place à des modèles plus performants, mais également plus grands.
L’héritage des Cigalikes se présente sous la forme de vapoteuses au format tube. Très simples d’utilisation et bien souvent compactes, ces cigarettes électroniques plaisent généralement aux vapoteurs débutants. Elles ne demandent que très peu de réglages et sont le plus souvent pourvues d’une batterie intégrée.
Les box électroniques et mécaniques
Les Box, également appelées Mod, sont quant à elles de formes carrés ou rectangulaires et entièrement paramétrables (pour les box électroniques tout du moins). Bien que certaines puissent fonctionner à l’aide d’une batterie intégrée, elles sont le plus souvent pourvues d’un ou plusieurs accumulateurs.
Il existe deux sortes de box, les box électroniques et les box dites mécaniques.
- Les box électroniques sont équipées d’un microprogramme appelé chipset, dont l’objectif est de permettre la variation de certaines caractéristiques de l’appareil via un écran. Réglage de la température, de la puissance, mode de vape, temps de préchauffe de la résistance, ou encore durée maximale d’inhalation par exemple. Le chipset est également présent afin de prévenir tout problème qui pourrait se produire par rapport à la batterie, telle qu’une surchauffe. Il s’agit des produits les plus sécurisés.
- Les box mécaniques ne possèdent quant à elles aucune pièce électronique. C’est-à-dire que le vapoteur ne pourra pas choisir la puissance à laquelle il vapotera. La puissance délivrée par la box dépendra directement de la valeur de la résistance ainsi que du voltage de l’accumulateur. De plus, de par l’absence de chipset, aucune sécurité n’accompagne ce genre de cigarettes électroniques. C’est pourquoi elles sont avant tout réservées aux vapoteurs aguerris.
Mais alors, comment savoir comment se comportera votre batterie avec un mod mécanique ? En utilisant la loi d’Ohm.
- U = R × I permet de calculer la tension lorsque la résistance et l’intensité sont connues
- I = U / R permet de calculer l’intensité lorsque la tension et la résistance sont connues
- R = U / I permet de calculer la résistance lorsque la tension et l’intensité sont connues.
U = la tension, en Volts.
I = l’intensité, en Ampères
R = la valeur de la résistance, en Ohm
Maintenant que nous avons vu les différentes formules qui existent, voyons la façon dont nous allons les utiliser.
Comme nous l’avons dit précédemment, puisqu’aucune régulation électronique n’est présente sur un mod mécanique, le comportement de la batterie dépendra directement de la résistance installée sur votre atomiseur ou votre dripper (on n’utilise généralement pas de clearomiseur avec ce genre de matériel). Il nous faut alors savoir quelle valeur minimale la résistance devra posséder pour ne pas faire surchauffer (voire exploser) la batterie.
Nous allons donc utiliser la formule : R = U / I
Prenons un exemple concret. Nous avons un accumulateur Sony VTC6 d’une valeur de 30A, avec une capacité de décharge maximale de 30 A, et une tension maximale de 4,2 V.
R = 4,2 / 30 soit 0,14
Avec cet accumulateur, nous pourrons donc utiliser une résistance dont la valeur sera au minimum de 0,14 Ω.
Voyons maintenant comment faire le calcul dans l’autre sens, pour savoir si la résistance que nous avons déjà préparée peut fonctionner avec notre accumulateur.
Nous gardons le même accumulateur et fabriquons une résistance de 0,45 Ohm. Nous cherchons donc à définir si l’intensité qu’elle demandera à la batterie ne dépassera pas les 30 Ampères qu’elle peut fournir.
I = U / R
Soit, intensité = 4,2 (tension) / 0,45 (valeur de la résistance) = 9,33. Nous sommes en dessous des 30 A, aucun problème donc pour utiliser cette résistance.
Si nous avions fait le même calcul avec une résistance de 0,14 Ohm, nous serions arrivés au résultat de 30, soit le courant de décharge maximal de notre accumulateur ! Ce qui vient confirmer notre premier calcul.
A vous désormais de réaliser vos propres calculs afin de vérifier que l’accumulateur de votre mod mécanique pourra bien supporter la résistance que vous lui installerez.
Les pods
Ces dernières années, les pods sont devenus particulièrement populaires, notamment grâce au fait qu’ils connaissent un franc succès aux États-Unis.
Contrairement aux autres types de vapoteuses, les pods possèdent pour la plupart un réservoir jetable, auquel est intégrée la résistance. Ainsi, lorsqu’on souhaite changer de résistance, c’est l’ensemble du réservoir que l’on change.
Les pods, de par leur particulière compacité, sont toujours équipés de batteries scellées. Il est donc impossible de la changer. De plus, ils possèdent généralement un seul et unique bouton, faisant d’eux les cigarettes électroniques les plus simples à utiliser. Certains modèles ne possèdent même aucun bouton, et se déclenchent automatiquement à l’aspiration.
Certains pods sont équipés de cartouches scellées que l’on achète préremplies de liquide, lorsque d’autres sont rechargeables et laissent ainsi à l’utilisateur la possibilité de vapoter le liquide de son choix. Très simples d’utilisation, ils sont particulièrement appréciés des débutants. Leur principal inconvénient étant une puissance parfois faible, et une autonomie très limitée.
Les cigarettes électroniques jetables
Enfin, le dernier type de cigarettes électroniques qui existe est la vapoteuse jetable. Nous ne nous étalerons pas sur ce sujet puisqu’elles sont de plus en plus rares, et ont désormais été remplacées par les pods pour la plupart.
Sachez qu’elles peuvent toutefois représenter une solution pour un fumeur qui souhaite essayer la cigarette électronique une fois. Leurs performances, cependant, ne représentent généralement pas celles d’une cigarette électronique classique et conduisent le plus souvent à une première mauvaise expérience. Nous déconseillons donc ce genre de produit.
Nous l’avons vu ensemble, les mods électroniques permettent différents réglages. Parmi eux, le mode de vape, qui modifiera la façon dont la résistance est chauffée.
- Le mode power (PWR) est le mode le plus classique. Il permet simplement de régler la puissance (en Watts) que dégage la batterie.
- Le mode à tension variable (VV) permet quant à lui de définir la tension (en Volts). Plus la tension choisie sera forte, plus la puissance dégagée par la batterie le sera. Ce mode est de moins en moins présent sur les vapoteuses puisqu’il sert le même dessein que le mode power.
- Le mode contrôle de température (TC) est utilisé afin de définir une température maximum que votre résistance ne devra pas dépasser. Très avancé technologiquement parlant, il permet à la box de contrôler la température de la résistance et d’en bloquer la chauffe lorsque besoin est. Son principal avantage est d’empêcher les dry hit (brûler la fibre contenue dans la résistance car celle-ci n’est plus assez imbibée de liquide. En résulte alors une bouffée à la saveur des plus désagréables, puisqu’elle revient tout simplement à vapoter… du coton).
- Le mode curve permet de personnaliser sa vape au maximum. Il offre à l’utilisateur la possibilité de contrôler la puissance délivrée par la batterie, selon une courbe qu’il définit.
Mais pourquoi diable utiliser ce mode ? Prenons un exemple.
Votre mod préféré est équipé d’un atomiseur possédant deux résistances, qui nécessitent une très forte puissance pour être chauffées. Le problème est que la puissance de la bouffée devient alors trop forte et désagréable. En modifiant la courbe, vous pourrez demander à votre batterie de chauffer plus lentement, et ainsi éviterez les bouffées trop puissantes.
Le contraire est bien sûr également possible. Si la résistance que vous avez conçue ne chauffe pas assez vite, vous pourrez demander à votre batterie d’envoyer une très forte puissance pendant la première seconde d’inhalation, puis une puissance plus douce ensuite. De cette manière, votre résistance chauffera plus vite, puis redescendra en température rapidement après, vous évitant ainsi une bouffée trop forte.
Pour terminer, le mode bypass permet de faire fonctionner votre mod électronique à la manière d’un mod mécanique. C’est-à-dire que vous n’aurez plus accès à aucun réglage et que seule la valeur de la résistance définit la puissance à laquelle votre batterie enverra le courant. Ce mode permet ainsi de vapoter à la manière d’un mod mécanique, tout en conservant les sécurités inhérentes à un mod électronique. Ce mode est toutefois réservé aux vapoteurs expérimentés.
Peut-être avez-vous entendu parler de vape directe ou indirecte. Peut-être même de termes barbares comme MTL ou DL. Rassurez-vous, ces termes, aussi compliqués puissent-ils paraître, sont en fait très simples.
- La vape indirecte, ou MTL (Mouth To Lung), représente la façon dont vous allez inspirer la vapeur produite par votre cigarette électronique. Si vous l’inspirez en deux temps, d’abord dans la bouche puis dans les poumons, de la même manière qu’une cigarette de tabac, alors vous vapotez de manière indirecte.
- La vape directe, ou DL (Direct Lung), consiste quant à elle à inhaler la vapeur dans les poumons directement, de la même manière que l’on utilise une chicha.
- Aucun type de vape n’est préférable à l’autre. Si certains fumeurs souhaitent retrouver la même sensation qu’avec une cigarette de tabac lorsqu’ils commencent la vape, d’autres apprécient au contraire la possibilité d’inhaler une grande quantité de vapeur. A vous de faire votre choix selon vos préférences.
Maintenant que vous êtes devenu incollable sur la cigarette électronique, reste la question la plus importante. Comment bien choisir la vape qui vous correspond ? Afin de faire votre choix, plusieurs critères sont à prendre en compte.
L’autonomie
Allez-vous être en mesure de recharger votre cigarette électronique au travail ? Si votre emploi consiste à rester au bureau toute la journée, l’autonomie de votre vapoteuse pourra être relativement faible sans pour autant que cela pose un quelconque problème, puisque vous pourrez la recharger à volonté. Un pod pourra par exemple faire l’affaire.
En revanche, si vous travaillez en extérieur, il conviendra de choisir une cigarette électronique à la forte autonomie puisque vous ne pourrez pas la recharger lorsque le besoin s’en fera sentir. Privilégiez alors un mod à batterie amovible, afin de pouvoir remplacer l’accumulateur en cas de besoin.
De la même manière, la capacité du réservoir d’e-liquide est à prendre en compte. Pourrez-vous recharger votre e-liquide à n’importe quel moment ? Si oui, une capacité de 2 ml sera suffisante. Si la réponse à cette question est non, dirigez-vous vers un modèle de 5 ml.
La puissance
Bien que tous les modèles de cigarettes électroniques permettent de vapoter dans de bonnes conditions, certains débutants souhaitent directement se procurer un atomiseur dual coil, c’est-à-dire fonctionnant avec deux résistances. Bien que nous déconseillons ce genre de matériel pour commencer, si vous souhaitez réellement vous diriger vers un modèle de ce type, il conviendra de choisir une vapoteuse pouvant délivrer la puissance nécessaire à la chauffe de vos deux résistances. Une batterie pouvant délivrer un minimum de 80 W sera alors conseillée.
En revanche, si vous souhaitez rester sur un modèle traditionnel, la puissance délivrée par n’importe quel produit sera suffisante.
Type d’inhalation
Nous l’avons vu, certaines cigarettes électroniques sont faites pour fonctionner en vape directe ou en vape indirecte. Souhaitez-vous vapoter de la même manière que vous fumiez ? Ou avez-vous envie d’une énorme quantité de vapeur à chaque bouffée ? Selon la réponse à cette question, il conviendra de vous procurer un modèle répondant à vos envies.
Le choix du e-liquide
Et maintenant que vous avez trouvé le modèle de vapoteuse qui vous convient, il ne reste plus qu’à choisir le produit à mettre à l’intérieur.
Pour en savoir plus sur les e-liquides, nous vous invitons à consulter notre guide.
Souhaitez-vous conserver le goût de la cigarette ? Vous diriger vers un produit un peu plus sucré et fantaisiste ?
Rappelez-vous, l’essentiel lorsqu’on souhaite arrêter de fumer avec une e-cigarette est de se faire plaisir. Il n’existe pas d’e-liquide plus efficace qu’un autre. Le produit le plus efficace sera celui qui vous plaira le plus, au point d’éliminer votre envie de retourner aux cigarettes de tabac !
Le dernier point auquel il conviendra de réfléchir est le taux de nicotine que contiendra votre e-liquide car il est très important pour le sevrage tabagique. Il dépend de votre consommation de cigarettes journalière et de la cigarette électronique que vous possédez.
- 00 mg —– Si vous êtes sevré de la nicotine
- 03 mg —– Si vous êtes un tout petit fumeur (maximum 5 cigarettes par jour)
- 06 mg —– Si vous êtes un petit fumeur (5 à 10 cigarettes par jour)
- 12 mg —– Si vous êtes un fumeur régulier à plus de 10 cigarettes par jour
- 16 mg —– Si vous êtes un gros fumeur (minimum 20 cigarettes par jour)
Très important : Si vous utilisez une cigarette électronique puissante (avec une résistance inférieure à 1 ohm) il est conseillé pour les gros fumeurs de passer au taux de nicotine inférieur.
De nombreuses études scientifiques ont démontré que pour mettre toutes les chances de son côté lorsqu’on souhaite arrêter le tabac, il convient de démarrer avec le taux de nicotine le plus haut qu’on puisse supporter.
La nicotine n’est pas responsable des maladies liées au tabagisme. Son effet sur le corps est similaire à celui de la caféine. Les problèmes de santé liés à la cigarette proviennent de la combustion du tabac, du goudron, et des centaines d’additifs qu’elles contiennent. Dans le cadre du vapotage, la nicotine n’est pas votre ennemie, mais au contraire votre meilleure alliée !
Reconstructibles
Littéralement parlant, un atomiseur peut regrouper tous les types de matériels permettant la production de vapeur à partir d’un e-liquide. Cependant,lorsqu’un vapoteur parle d’atomiseur, il s’exprime bien souvent à propos d’un atomiseur reconstructible.
Un atomiseur reconstructible n’est autre qu’un clearomiseur pour lequel le vapoteur doit fabriquer lui-même la résistance. Nous l’avons vu dans notre chapitre sur les clearomiseurs, ces dispositifs fonctionnent toujours à l’aide de résistances préfabriquées par les marques elles-mêmes. Un atomiseur, lui, nécessitera l’installation d’une résistance « maison » afin de fonctionner.
Dans le monde du reconstructible, de nombreux acronymes existent afin de désigner autant de différents matériels. Voyons ensemble les plus communs :
- RBA, pour rebuildable atomizer, est l’acronyme désignant les atomiseurs reconstructibles de manière générale. Ainsi, si vous entendez un vapoteur parler de RBA, il parle tout simplement d’un matériel de vape nécessitant la fabrication d’une résistance par son utilisateur.
- RDA, pour rebuildable dripping atomizer, désigne quant à lui un dripper. Un dripper n’est autre qu’un atomiseur possédant la caractéristique de ne pas avoir de réservoir. L’avantage de ce produit réside principalement dans le fait qu’il propose un rendu des saveurs souvent supérieur, voire bien supérieur, à tout autre matériel de vape. Un fait qui s’explique grâce à la position de la résistance, juste en dessous du driptip. Ainsi, la vapeur n’ayant que très peu de chemin à parcourir afin d’atteindre la bouche du vapoteur, ses saveurs s’en trouvent particulièrement bien préservées.
- RTA, pour rebuildable tank atomizer, désigne simplement un atomiseur possédant un réservoir.
- RDTA, pour rebuiladable dripping tank atomizer, est un acronyme désignant un dripper… qui possède un réservoir. Sa conception est légèrement différente d’un RTA, notamment grâce à la présence du plateau au-dessus de la résistance, et le réservoir en dessous. Ainsi, la vapeur ne parcourt qu’un faible chemin jusqu’à la bouche du vapoteur afin de conserver toutes ses saveurs, et le matériel possède tout de même un réservoir pour ne pas avoir besoin d’imbiber la mèche de coton à la main comme dans le cas d’un dripper (RDA).
Si les clearomiseurs ne fonctionnent qu’avec une seule résistance, certains atomiseurs et drippers peuvent fonctionner avec deux, voire plus. Mais quelles différences ressortent de ces types de montages ?
Un atomiseur simple coil ne possède qu’une seule résistance. Ce matériel représente le choix le plus logique pour un vapoteur désireux d’essayer au domaine du reconstructible de la manière la plus simple qui soit.
La fabrication et l’installation d’un coil mais on seront toujours simples, et le montage ne consommera que peu d’e-liquide. Un atomiseur fonctionnant avec une seule résistance ne demandera également que peu de puissance pour fonctionner(selon la valeur de la résistance, bien sûr), et permettra ainsi de préserver au mieux l’autonomie de la batterie.
Un atomiseur en double coil, ou dual coil, fonctionnera quant à lui à l’aide de deux résistances. C’est le choix fait par les vapoteurs à la recherche d’une très grande production de vapeur. Attention, lorsque nous disons « très grande», c’est vraiment grande. Dans une petite pièce, attendez-vous à ne plus rien voir à 2 mètres après seulement quelques bouffées sur ce type de matériel.
Si vapoter avec un atomiseur à deux résistances peut être par moment sympathique, son montage l’est beaucoup moins. En effet, il conviendra de réussir à réaliser deux résistances parfaitement identiques afin qu’elles chauffent de la même manière. De plus, l’installation de deux coils sur le même atomiseur peut parfois être un peu sportive.
Il faut également prendre en compte le fait que la valeur de votre montage sera divisée par deux. Par exemple, si vous installez deux résistances de 0,8 Ohm, la valeur de votre montage sera de 0,4 Ohm. Une valeur plus basse signifiant un besoin de puissance bien plus élevé pour fonctionner. La consommation d’e-liquide des atomiseurs dual coil est également supérieure à ceux ne fonctionnant qu’avec une seule résistance.
Vous voilà maintenant informé sur ce qu’est un atomiseur reconstructible. Mais il reste encore une question, pourquoi utiliser un matériel qui demande la fabrication de résistances maison, alors que les clearomiseurs semblent tellement plus simples avec leurs coils préfabriqués.
Il existe 3 raisons principales :
- Personnaliser sa vape: en ayant la possibilité de réaliser une résistance de la taille, diamètre, et valeur de son choix, le vapoteur pourra ainsi fabriquer le coil qui correspond le mieux à son type de vape.
- S’amuser: si de prime abord, fabriquer une résistance semble compliqué, le fait est qu’après quelques heures d’entraînement, réaliser un coil ne prend plus que quelques secondes. Certains vapoteurs y voient même là un véritable hobby, choisissant alors de se lancer par la suite dans la réalisation de Clapton et autre Twisted coils de leur création.
- Économiser de l’argent: la troisième raison, souvent principale, réside dans le gain financier que permet la réalisation de sa propre résistance. Alors qu’un coil préfabriqué coûte généralement entre 1 et 4 € unité, un coil maison ne coûte que quelques centimes ! De quoi faire de substantielles économies sur une année complète.
Résistances & Coils
Dans le domaine de l’électricité, la résistance est la propriété d’un matériau lui permettant de s’opposer à un courant électrique. Cette opposition se traduit toujours par le même phénomène : une production de chaleur, appelée effet Joule.
Alors que dans certains appareils, cette production de chaleur est justement le but recherché (radiateurs électriques, fers à repasser…), pour d’autres, elle représente un inconvénient. Ce n’est pas le cas de la résistance d’une vapoteuse, dont le rôle est bien de chauffer afin de transformer l’e-liquide avec lequel elle est en contact, en vapeur. Une vapeur qui sera par la suite inhalée par l’utilisateur.
Dans le domaine de la vape, une résistance est toujours composée de la même manière :
- Le fil résistif : il peut être fabriqué dans différents matériaux. C’est lui, lors de sa rencontre avec le courant électrique, qui va chauffer et permettre la transformation du e-liquide, de la forme liquide à gazeuse.
- La fibre : le plus souvent du coton, son rôle est de s’imbiber d’e-liquide et d’être en contact direct avec le fil résistif. C’est le liquide absorbé par le coton qui sera transformé en vapeur grâce à la chauffe produite par le fil résistif.
Les types de fils résistifs utilisés dans le secteur de la cigarette électronique sont multiples. Parmi les plus célèbres, nous pouvons citer le Kanthal, le Ni80, le SS316L ou encore le Ni200. Tous composés de différents matériaux, ils possèdent une résistivité qui leur est propre, modifiant ainsi leur vitesse de chauffe notamment.
- Le Kanthal : il est le fil résistif le plus utilisé. Il se compose d’un alliage d’aluminium, de fer et de chrome. Sa résistivité est relativement haute, permettant la création de résistances à valeur élevée.
- Le Ni80 : fabriqué à partir d’un alliage de nickel et de chrome, sa principale différence avec le Kanthal est qu’il chauffe plus rapidement. Sa résistivité est également moindre, permettant la fabrication de coils aux valeurs plus basses.
- Le Ni200 : composé de nickel, le Ni200 fait partie des fils ayant la résistivité la plus basse. Cette propriété lui permet d’être utilisé afin de fabriquer des résistances aux valeurs particulièrement faibles. Il chauffe également très vite.
- Le SS316L : uniquement composé d’inox, la résistivité du SS316L est également très faible. Tout comme le Ni200, il nécessite un rodage avant de pouvoir être utilisé.
Comme nous l’avons vu dans le paragraphe précédent, chaque fil résistif possède une résistivité qui lui est propre. C’est d’elle que dépendra directement la valeur d’une résistance, toujours exprimée en Ohm Ω.
Afin de mieux comprendre, intéressons-nous maintenant à ce qui fait la résistivité d’un matériau.
- La longueur : plus le fil est long, plus la résistance au courant est grande.
- Le diamètre : là encore, plus le diamètre est important, plus la résistance électrique est grande.
- Le type de matériau : chaque matériau possède une résistivité qui lui est propre. Certains étant plus conducteurs de courant que d’autres.
Si l’on retransmet ces informations au domaine du vapotage, on arrive à la conclusion suivante : plus la valeur d’une résistance est haute, plus elle sera longue à chauffer. De même, plus la valeur est basse, moins elle mettra de temps à produire de la chaleur.
L’autre influence que la valeur d’une résistance a sur le fonctionnement d’une cigarette électronique est la puissance qui sera demandée à la batterie ou à l’accumulateur afin de faire chauffer la résistance. Plus la valeur sera basse, plus la puissance nécessaire sera grande.
C’est pour cette raison qu’il existe plusieurs valeurs de résistances : afin de pouvoir proposer des coils pouvant fonctionner avec tous les types de batteries, des plus puissantes aux plus faibles.
Cette section concerne principalement les résistances préfabriquées.
La base d’un e-liquide est toujours composée de la même manière : du Propylène Glycol (PG), qui fluidifie l’e-liquide, et de la Glycérine Végétale (VG), qui le rend au contraire visqueux et plus épais.
Toutes les résistances préfabriquées possèdent de petits trous, appelés « arrivées de liquide », dont le diamètre varie selon la valeur de la résistance.
Plus la valeur d’une résistance est basse, plus ces arrivées seront grandes. Ainsi, il est conseillé de se diriger vers un e-liquide assez épais, contenant une certaine quantité de VG, de manière à éviter les fuites !
Le contraire est également valable. Avec une résistance dont la valeur sera haute, les arrivées d’e-liquide seront plus petites. Ainsi, il sera conseillé d’utiliser un e-liquide contenant une majorité de PG, de manière à ne pas « boucher » ces arrivées trop rapidement, et être ainsi victime d’un dry hit.
Cette section concerne uniquement les résistances préfabriquées.
Nous l’avons vu précédemment, les résistances préfabriquées possèdent des arrivées de liquide. En revanche, de par leur faible diamètre, il convient toujours d’amorcer sa résistance, c’est-à-dire prendre soin de bien imbiber la fibre qui s’y trouve, avant de commencer à vapoter. Dans le cas contraire, c’est le dry hit assuré.
- Commencez par visser votre résistance.
- Munissez-vous maintenant de votre flacon d’e-liquide puis versez une goutte d’e-liquide dans chaque trou. Le but de l’opération étant d’imbiber le coton qui se trouve derrière.
- Patientez une trentaine de secondes, le temps que le liquide se répande bien partout dans le coton.
- Commencez à vapoter, d’abord doucement, puis normalement.
La résistance étant la seule partie consommable d’une cigarette électronique, celle-ci nécessite d’être changée régulièrement. Il n’y a en revanche pas de durée d’utilisation fixe. En effet, la durée de vie d’une résistance dépendra de plusieurs facteurs tels que l’e-liquide utilisé, la puissance de vape, le bon amorçage de la résistance lors de son montage, etc.
Ainsi, il est recommandé de changer sa résistance dès lors que vous ressentez un quelconque changement au niveau du goût de votre e-liquide. Celui-ci peut survenir au bout de seulement 3 jours comme au bout d’une, voire deux semaines.
Vous êtes seul juge à ce sujet !
Index alphabétique
A
Accu
L’accu ou accumulateur est la pile rechargeable qui permet de fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement d’une cigarette électronique. Il en existe de plusieurs formats, mais d’apparence cylindrique en général. Ils sont reconnaissables par leur numérotation, Ex:Un accu 18650 est de diamètre 18 mm, de hauteur de 65 mm et de forme cylindrique exprimée par le chiffre 0.
Additifs
Les additifs sont des composés aromatiques qui sont parfois ajoutés dans un e-liquide afin d’en ajuster la saveur. Il en existe de nombreux comme le Koolada qui augmente la sensation de fraîcheur, l’Ethyl Maltol qui rajoute un note sucrée etc…
Aiduce
C’est l’Association Indépendante des Utilisateurs de Cigarette Electronique. Son rôle est de représenter et défendre les vapoteurs, notamment auprès des pouvoirs publics.
Air flow
Air Flow, anglicisme signifiant « Flux d’air ». Généralement, ce terme est employé afin de parler de la pièce permettant le réglage du débit d’air situé sur le clearomiseur d’une cigarette électronique. Plus le passage d’air sera important, plus dense sera la vapeur, on parle alors de tirage aérien.
All day
Terme utilisé afin de parler d’un e-liquide pouvant se vaper tous les jours sans pour autant rencontrer de potentiels problèmes tel qu’un écoeurement. Les vapoteurs utilisent également ces mots afin de décrire le e-liquide qu’ils vapent au quotidien.
Amorcer
(Une résistance) : Action consistant à verser quelques gouttes de e-liquide sur une résistance neuve afin d’en imprégner le coton. Processus primordial pour une bonne utilisation et éviter un goût de brûlé.
Arômes
Pour apporter une saveur à un e-liquide il est indispensable d’utiliser des arômes, qui sont des composés indispensables à la fabrication des e-liquides. Naturel ou de synthèse un arôme est spécialement conçu pour être vapé.
Atomiseur reconstructible
Clearomiseur pour lequel l’utilisateur doit fabriquer lui-même la résistance. Plusieurs types d’atomiseurs existes comme les Tanks, avec réservoir, ou les Drippers, sans réservoirs. Ces atomiseurs s’adressent uniquement à des vapoteurs confirmés.
B
Base
La base est le composé représentant, comme son nom l’indique, la base de tout e-liquide. Celle ci est composée de Propylène Glycol (PG) et de Glycérine Végétale (VG). Suivant la fabrication la base peut comporter plus ou moins de PG ou VG. A savoir que plus le PG est élevé, plus les saveurs seront accentuées et plus la VG sera présente, plus la vapeur sera dense au détriment de la saveur. En général le bon équilibre suivant les fabricants se situe entre 40/60, 50/50 ou 60/40 de PG/VG. Il est bien évident de ne pas oublier de rajouter à votre base, des arômes, des additifs, voir même de la nicotine pour la fabrication d’un bon E-liquide !!!
Batterie
Similaire à un accumulateur, son rôle est de fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement d’une cigarette électronique. En général une batterie est intégrée, donc fixe, à la cigarette électronique au contraire d’un accu qui peut être changé lorsqu’il est arrivé en fin de vie.
Booster de nicotine
Flacon d’une contenance de 10 ml composé uniquement de base et de nicotine. Les boosters sont utilisés afin de nicotiner des e-liquides qui n’en contiennent pas, notamment dans le cadre du DIY.
Bottom Feeder ou BF
Terme pouvant être utilisé afin de parler d’une box, d’un atomiseur ou d’un dripper. Dans le cadre d’une Box, il signifie qu’un réservoir d’e-liquide lui est intégré. Dans le cas d’un dripper ou d’un atomiseur, il signifie que son pin est troué, permettant ainsi son utilisation avec une box bottom feeder.
Box
Terme désignant une cigarette électronique de forme carré ou rectangulaire, souvent pourvue d’un écran et de nombreux réglages. Les box sont les cigarettes électroniques préférées par les vapoteurs aguerris.
Build
Terme parfois désigné, dans le milieu du reconstructible, afin de parler de la résistance et de sa construction.
Bypass
Mode de vape permettant de faire fonctionner une box électronique de la même manière qu’une box mécanique. Une fois activé, il n’est ainsi plus possible de régler la puissance de vape puisque celle-ci dépend alors directement de la valeur de la résistance et surtout de l’énergie maximale que peut délivrer l’accu.
C
Cartomiseur
Ensemble constitué d’un atomiseur et d’une cartouche contenant le e-liquide. Lorsque celui-ci est vide, l’ensemble est généralement à changer.
CBD ou cannabidiol
L’une des deux molécules présentes dans la plante de cannabis. Contrairement au THC, celle-ci ne possède aucun effet euphorisant. Son utilisation est donc légale.
Céramique
Matière parfois utilisée afin de fabriquer certaines résistances.
Check Atomizer
Message d’erreur pouvant apparaître sur certaines box. Celui-ci apparaît lorsque la batterie n’arrive pas à faire le lien avec la partie haute de la cigarette électronique, c’est-à-dire l’atomiseur, le clearomiseur ou le dripper. Afin de régler le problème, il convientd’effectuer un nettoyage complet de la cigarette électronique, ainsi que de vérifier si la résistance et l’atomiseur sont correctement vissés.
Chipset
Circuit électronique permettant la gestion de l’affichage et des différents réglages présents sur une vapoteuse.
Clapton
Type de résistance composé de deux fils simples enroulés l’un sur l’autre pour augmenter la surface de chauffe.
Clearomiseur
Atomiseur fonctionnant avec des résistances préfabriquées.
Cloud Chasing
Terme désignant le fait de chercher à produire un maximum de vapeur avec une cigarette électronique. Il existe même certaines compétitions de cloud chasing, notamment aux États-Unis.
Coil
Anglicisme désignant « résistance ».
Concentré
Produit aux arômes surdosés, utilisé dans le cadre du Do It Yourself. Son rôle est d’être mélangé à une base afin de former du e-liquide.
Contrôle de température ou TC
Mode de vape permettant d’indiquer à la cigarette électronique, une température que la résistance ne doit pas dépasser. Ce mode est principalement utile afin d’éviter les dry hit.
Custard
Type d’e-liquide dont la saveur se rapproche de la crème anglaise.
D
Dégazage
Terme utilisé afin de désigner un accumulateur relâchant le gaz qu’il contient afin d’éviter d’exploser. Un dégazage se produit généralement lorsque la puissance demandée à un accu’ est plus haute que celle qu’il peut supporter, ou en cas de court-circuit.
Diacétyle
Substance chimique utilisée dans l’industrie agroalimentaire, qui devient toxique dans le cas d’une inhalation. Ce composé peut parfois être produit lors de la vaporisation de certains e-liquides, notamment gourmands. La norme AFNOR réglemente par exemple le taux maximum de diacétyle que peut contenir un e-liquide.
DIY
Acronyme de do it yourself. Procédé permettant de décrire les vapoteurs qui choisissent de réaliser leur e-liquide eux-mêmes.
DLC
Acronyme de date limite de consommation. Comme pour la nourriture, il convient de vapoter certains e-liquides avant cette date, sous peine de voir ses propriétés altérées.
DLUO
Acronyme de date limite d’utilisation optimale. Date avant laquelle il est conseillé de vapoter un e-liquide, sous peine de pouvoir observer certaines modifications en son sein.
Drip Tip
Représente l’embout buccal d’une cigarette électronique. Le drip tip est ainsi la petite pièce cylindrique que l’on porte à la bouche lors du vapotage.
Dry Burn
Action réalisée par certains vapoteurs afin de nettoyer leur résistance. Le procédé consiste à envoyer une puissance très forte dans le coil afin de le chauffer à blanc et ainsi éliminer les impuretés qu’il contient. Ce procédé est déconseillé par plusieurs études scientifiques.
Dry Hit
Se produit lorsqu’un vapoteur inhale via sa cigarette électronique, mais que le coton n’est pas, ou pas assez, imbibé d’e-liquide. Celui-ci brûle alors, produisant de fait un goût de brûlé insupportable. Les dry hit sont à éviter car particulièrement nocifs pour la santé.
Dual Coil
Se dit d’un atomiseur fonctionnant avec deux résistances.
E
E-liquide
Solution composée de propylène glycol (PG), glycérine végétale (VG), arômes et parfois nicotine, qui est chauffée puis transformée en vapeur afin d’être inhalée avec une cigarette électronique.
F
Filetage
Représente les petites rainures le long d’une vis par exemple, permettant ainsi de la visser. Dans le cadre du vapotage, le pin 510 d’un atomiseur est fileté afin de pouvoir être vissé à la box ou batterie.
Firmware
Anglicisme signifiant « micrologiciel » en français. Les box électroniques sont toutes dotées d’un firmware qu’il convient parfois de mettre à jour.
Fivape
Acronyme de Fédération Interprofessionnelle de la Vape. Organisation destinée aux professionnels de la vape, dont le rôle est de représenter la filière auprès des politiques du pays.
Flush
Se dit d’une cigarette électronique dont l’atomiseur et la batterie (de forme tubulaire dans ce cas), sont du même diamètre. L’ensemble forme ainsi un tout, propre et sans irrégularité, ou flush.
Full méca
Cigarette électronique ne possédant aucune pièce… électronique.
G
Genesis
Atomiseur utilisant du mesh à la place d’une résistance classique.
Glycérine Végétale ou VG
Composé souvent présent dans la base d’un e-liquide. Généralement, plus un e-liquide contient une forte proportion de VG, plus celui-ci sera visqueux.
H
High End
Anglicisme désignant les produits de la vape haut de gamme.
Hit
Sensation en gorge produite par l’inhalation de nicotine dans le cadre du vapotage. Plus un e-liquide sera vapé à forte puissance, et/ou plus il contiendra de nicotine, plus le hit sera fort.
I
Inhalation directe ou indirecte
Représente la manière de vapoter. Un vapoteur qui inhale la vapeur d’un trait, à la manière d’une chicha, se livrera alors à l’inhalation directe, également appelée DL. Au contraire, un vapoteur qui prendra la vapeur dans sa bouche, puis l’aspirera dans ses poumons dans un second temps, se livrera à une inhalation indirecte, également appelée MTL.
J
Joint torique
Ensemble de joints présents dans un clearomiseur ou atomiseur afin d’éviter toute fuite.
Juice
Anglicisme parfois utilisé afin de parler des e-liquides.
K
Kanthal
Matière dans laquelle sont fabriqués certains fils résistifs destinés à fabriquer des résistances dans le cadre du DIY.
Kit E-Cigarette
Désigne généralement un ensemble complet de produits de la vape permettant de se lancer dans le vapotage.
L
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M
mAh
Abréviation de milliampère-heure. Plus sa valeur est élevée, plus l’autonomie d’une batterie sera importante.
Mèche
Terme parfois utilisé afin de désigner la petite bande de coton insérée dans une résistance, dont le rôle est de s’imbiber d’e-liquide pour pouvoir permettre sa chauffe puis son évaporation.
Mesh
Tissage de fils métalliques remplaçant la résistance dans le cadre d’un montage Genesis.
Micro Coil
Résistance dont les spires sont collées.
Mix’n Vape
Flacon d’e-liquide, généralement vendu dans un format de 50 ml, dans lequel il suffit d’ajouter un booster de nicotine afin d’obtenir un e-liquide prêt à vaper.
Mod
Autre nom donné aux box électroniques ou mécaniques.
MTL
Acronyme de l’anglicisme Mouth To Lung. Synonyme de « inhalation indirecte » en français.
N
Ni80
Alliage de nickel et de chrome parfois utilisé afin de fabriquer des résistances.
Nicotine
Composé présent dans les feuilles de tabac. Elle est en partie responsable de l’addiction aux cigarettes.
Notch Coil
Résistance, généralement en inox, dont la particularité est d’être soudée à du fil non-résistif. Peu utilisé, ce procédé permet d’obtenir un coil particulièrement réactif.
O
Ohm
Unité de résistance électrique dont le symbole est Ω. La valeur d’une résistance est exprimée en Ohm.
P
Passthrough
Fonction permettant à un vapoteur de continuer de vapoter même lorsque sa cigarette électronique est en chargement.
Plateau de montage
Ensemble sur lequel vient se fixer la résistance d’un atomiseur reconstructible.
PMMA
Acronyme de Polyméthacrylate de méthyle. Matériau utilisé afin de fabriquer certains réservoirs ou tanks d’e-liquide.
Pod
Petite cigarette électronique, souvent en plastique, dont la popularité augmente depuis quelques années. Ses principaux avantages sont d’être compacts et très simples d’utilisation.
Post
Sorte de petit pôle auquel on fixe la résistance dans le cas d’un atomiseur reconstructible.
Postless
Atomiseur reconstructible ne possédant aucun pôle. Les pattes de la résistance sont alors généralement « enfoncées » dans des trous prévus à cet effet.
Potentiomètre
Mécanisme permettant de régler les volts sur une box mécanique.
Propylène Glycol ou PG
Composé souvent présent dans la base d’un e-liquide. Généralement, plus un e-liquide contient une forte proportion de PG, plus celui-ci sera liquide et le hit en gorge, prononcé.
Puff
Anglicisme désignant « bouffée » ou « taf » en français.
Q
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R
RDA
Acronyme de Rebuildable dripper atomizer. Désigne tout simplement un dripper.
RDTA
Acronyme de Rebuildable dripper tank atomizer. Désigne un dripper pourvu d’un réservoir.
Reconstructible
Se dit des atomiseurs dont le vapoteur doit fabriquer lui-même la résistance.
Résistance
Petite pièce métallique dont le rôle est de chauffer l’e-liquide jusqu’à parvenir à sa vaporisation.
RTA
Acronyme de Rebuildable tank atomizer. Désigne un atomiseur reconstructible.
S
Sels de nicotine
Nicotine traitée différemment dont l’avantage est de masquer complètement le hit en gorge. Les sels de nicotine peuvent représenter une alternative viable pour les fumeurs désireux de passer à la vape, mais ne supportant pas le vapotage de nicotine classique.
Set up
Ensemble formant une cigarette électronique. Un vapoteur peut ainsi parfois désigner sa vape comme son set up.
Sleeve
Protection parfois utilisée par certains vapoteurs afin de protéger leur cigarette électronique. Celle-ci est généralement en silicone.
Slot
Anglicisme signifiant « emplacement » en français. Dans le cadre du vapotage, on utilise parfois ce terme afin de désigner l’endroit dans lequel se glisse l’accumulateur.
Spires
Petits cercles formés lors de la fabrication d’une résistance dans le cadre du do it yourself.
Squonk
Terme désignant le fait d’appuyer sur le flacon d’e-liquide contenu dans une box BF afin de faire remonter l’e-liquide jusqu’au dripper ou atomiseur.
Stainless Steel
Anglicisme désignant « inox » en français. Matériau parfois utilisé afin de fabriquer des résistances dans le cadre du DIY.
Steeping
Procédé consistant à laisser reposer un e-liquide afin que tous ses ingrédients se lient correctement. Cette phrase peut aller de quelques jours à plusieurs semaines en fonction des e-liquides.
Sub Ohm
Action de vapoter afin une cigarette électronique pourvue d’une résistance dont la valeur est inférieur à 1 Ohm.
Switch
Terme utilisé afin de désigner le bouton sur lequel appuie le vapoteur afin de faire chauffer la résistance de sa cigarette électronique.
T
Tank
Anglicisme signifiant « réservoir ».
Titane
Matériau parfois utilisé afin de fabriquer des résistances. Son utilisation est cependant controversée, notamment car chauffer trop fort du titane dégage du dioxyde de titane, particulièrement nocif pour la santé.
Top Cap
Désigne la partie supérieure d’un atomiseur. Dans certains cas, celui-ci se dévisse ou coulisse afin de permettre le remplissage du réservoir.
Top Fill
Se dit d’un atomiseur dont le réservoir se remplit par le haut.
Twisted Coil
Résistance fabriquée à partir de plusieurs fils qui ont été tressés ensemble.
U
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V
Vape
Nom parfois utilisé afin de parler d’une cigarette électronique.
Vaporisateur personnel
Autre nom donné à la cigarette électronique.
Vaporisation
Action de vaporiser quelque chose. Le e-liquide, bien sûr, dans le cadre du vapotage.
Vapoter ou vaper
Action d’inhaler la vapeur provenant d’une cigarette électronique.
Vapoteur
Nom donné aux utilisateurs d’une cigarette électronique.
Volt variable
Se dit d’une cigarette électronique offrant un réglage permettant de régler sa puissance.
W
Watt variable
Même principe que le voltage variable décrit ci-dessus, mais parfois plus simple d’utilisation.
X
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Y
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Z
ZHC
Acronyme de « Zero Haute Concentration ». Signe parfois présent sur des flacons d’e-liquides de grand format, indiquant qu’ils ont été surdosés en arôme et qu’il est nécessaire de les mélanger avec un ou plusieurs boosters de nicotine avant de les consommer.
Après l’histoire, parlons maintenant, rapidement, de sciences. Le CBD agit directement sur le système nerveux, envoyant ainsi des signaux entre le cerveau et d’autres parties du corps. Si l’être humain le tolère, c’est notamment car il est naturellement pourvu de récepteurs à cannabinoïdes, qui se situent dans le système endocannabinoïde. En effet, le corps humain produit lui-même sa propre version des cannabinoïdes, qu’il utilise pour différentes raisons, de manière entièrement naturelle.
Nous sommes pourvus de deux types de récepteurs à cannabinoïdes :
Cependant, parce que rien n’est simple dans cette histoire, bien que le CBD soit un cannabinoïde, il n’agit que très peu sur ces récepteurs et semble en cibler d’autres, dont on sait pour l’instant peu de choses.
Les études actuelles suggèrent que le CBD bloquerait en fait l’action d’une enzyme qui régule la concentration d’une autre. En résulterait une augmentation de la production des endocannabinoïdes innés du corps.
En bref, le CBD augmente la production de la version naturelle des cannabinoïdes produite par le corps.